Clinique vétérinaire de la Roque

24100 Creysse

INFO CHAT

L'arrivée du chat dans votre foyer

 

Vous choisissez un chaton

Le développement comportemental du chat est lié à son développement neurologique au cours de la période sensible : cette période débute dans le ventre de la mère par l'influence des hormones maternelles et se poursuit jusqu'à l'âge de 7 semaines.

Cette période sensible est extrêmement importante puisqu'elle apprend aux chatons la complexité environnementale et influence le comportement de peur qui survient beaucoup plus tard quand l'environnement adulte ne correspond pas à celui expérimenté par le chaton. Les chatons perçoivent alors comme normaux les stimuli reçus pendant cette période et développent un modèle de ce qui est considéré comme normal dans la vie : le comportement de l'éleveur et la richesse de l'environnement pendant l'élevage sont donc primordiaux.

> L'environnement d'élevage doit donc coïncider avec l'environnement de vie future.

> Nous conseillons de ne jamais solliciter un chaton avec ses doigts et de favoriser les jeux sur des objets appropriés (petite souris, peluches, bouchons, ficelles de laine...). De plus, si au cours d'un jeu le chaton griffe, il convient de le sanctionner en l’attrapant doucement par la peau du cou ou en lui infligeant une pichenette sur le bout du nez (mimétisme du comportement de la maman).

Une fois à la maison, vous devez continuer à renforcer l’apprentissage des autocontrôles que la maman chat a initié. Ainsi, il ne faut pas stimuler les griffades au cours des jeux et au contraire les sanctionner en attrapant le chaton par la peau du cou et en arrêtant le jeu. Il est possible de lui infliger une petite tape sur le bout du nez (avant l’âge de 4 mois). Si le chaton ne se contrôle pas, le dernier recours est de l’ignorer.

 

Vous choisissez un adulte

L'introduction de tout nouvel animal dans un environnement établi comportant plusieurs chats est une perturbation pour l'ensemble des chats qui peut se manifester par des agressions entre les chats mais aussi vis-à-vis du propriétaire. Ces manifestations sont d'autant plus marquées que le chat introduit est adulte et perçu par les autres comme n’appartenant pas au même groupe social.

À l'introduction d'un nouveau chat, nous conseillons l'utilisation de phéromones territoriales et de phéromones d’allomarquage pour apaiser l'anxiété du groupe. Les chats doivent ensuite eux-mêmes redistribuer leur territoire, l'intervention des propriétaires est le plus souvent délétère ; il convient simplement de sécuriser l'accès aux éléments de première nécessité (litière, eau, alimentation) pour chacun.

> Il ne faut pas interférer dans les échanges entre chats à l'introduction et utiliser des phéromones.

 

… et pourquoi pas à la SPA

Le 1er refuge SPA a été créé à Gennevilliers (92) en 1903. Depuis, de nombreux autres refuges ont vu le jour. Ils accueillent de nombreux animaux, les soignent, les stérilisent et leur trouvent une nouvelle famille.

Adopter un chat à la SPA (ou dans un autre refuge) est un acte généreux, mais il doit être réfléchi car il s’agit d’un engagement. Ne vous focalisez pas sur un jeune chat. Les animaux plus âgés présentent de nombreux avantages : ils sont plus calmes et ont reçu un minimum d’éducation.

Vous ne saurez pas toujours comment et pourquoi le chat a été abandonné ; il peut avoir vécu des expériences traumatisantes et avoir des réactions totalement imprévisibles dans certaines circonstances. Il est parfois préférable de renoncer à l’adoption en présence de jeunes enfants dans la famille, ou si c’est votre premier chat. Mais, contrairement à une idée répandue, les chats de la SPA sont rarement abandonnés parce qu’ils sont méchants ou agressifs : la plupart des abandons ont lieu suite au décès ou à la maladie du maître, un déménagement, un divorce…

 

Particularités du chat

Propreté

Le chat est un animal naturellement propre. Tout défaut de propreté doit être considéré comme anormal et doit vous mener à consulter votre vétérinaire.

La litière est disposée dans un lieu isolé et calme, à l’écart du lieu d’alimentation. Il ne faut jamais tenter de faire un soin ou donner un médicament à un chat qui est dans sa litière. Si vous avez plusieurs chats, il est conseillé de mettre à disposition une litière de plus que le nombre de chat, à des endroits différents.

Pour l’entretien des litières il faut retirer les galettes tous les jours et renouveler la litière et laver le bac toutes les semaines.

Territoire

Le chat est un animal territorial et s’apaise dans son territoire.

L’organisation du territoire passe par la mise à disposition de jeux, de griffoirs et la possibilité d’accès en hauteur.
Pour éviter les comportements de griffades, il faut entretenir les griffes de votre chat régulièrement et placer un ou deux griffoirs près des lieux de repos et sur les lieux de passage. Les griffoirs doivent être attractifs (matériaux, motifs, odeurs) et visibles : un griffoir caché derrière un meuble n’attirera pas votre chat qui préférera alors s’exercer sur les montants du canapé par exemple…

Le chat choisira un lieu d’isolement. Il est cependant possible de lui interdire l’accès à certains endroits comme les chambres.

 

L'alimentation du chat

Une alimentation rationnée,  fractionnée en de nombreux petits repas dès le plus jeune âge permet de limiter les risques d’obésité et de prévenir l’apparition des calculs urinaires et des troubles comportementaux.

Il est donc conseillé d’utiliser des croquettes, dans plusieurs gamelles et même parfois cachées. Les chats d’intérieur peuvent retrouver le comportement naturel de prédation en mettant les croquettes dans des balles ou des tubes distributeurs de croquettes (ou des bouteilles plastiques percées de gros trous). Cet artifice fournit occupation et exercice physique.

Il ne faut pas donner l’habitude à son chaton d’obtenir des croquettes dès qu’il miaule.

 

A quoi servent les composants de l'aliment ?

 

Eau

L’eau est l’élément le plus important et aucune créature vivante ne saurait s’en passer. De l’eau fraîche devrait être disponible en tout temps pour votre animal.

Protéines

Les protéines sont essentielles à l’organisme car elles fournissent les acides aminés dont le corps a besoin pour maintenir ses fonctions vitales et reconstituer ses tissus. La qualité des protéines de la ration influe très largement sur la longévité et la vitalité de l’animal. Le chat est un carnivore, elles sont indispensables chaque jour.

Glucides

Les glucides apportent une partie de l’énergie directement assimilable par le chat. Certains glucides complexes et les fibres non digestibles jouent un rôle capital dans la régulation du transit digestif.

Matières grasses

Outre qu’elles représentent une bonne source concentrée d’énergie facilement assimilable par le chat, les matières grasses apportent les vitamines liposolubles tout en constituant une source essentielle d’acides gras non-saturés. Les matières grasses améliorent également le goût et la digestibilité des aliments. Ils sont indispensables chaque jour.

Minéraux

Les minéraux exercent d’importantes fonctions régulatrices dans l’organisme.

Vitamines

Les vitamines ont pour but principal de favoriser et de régulariser divers procédés physiologiques dans l’organisme.

 

Doit-on diversifier la nourriture ?

Les chats sont particulièrement difficiles, et ils peuvent apprécier que leurs menus soient variés ; c’est toutefois souvent la conséquence d’un mauvais rythme de distribution des repas. Cependant des changements trop fréquents provoquent de la diarrhée. Mieux vaux un régime régulier bien adapté aux besoins de votre chat. Un régime associant croquettes et pâtée est souvent à l’origine d’une prise rapide de poids : le chat mange la pâtée, plus odorante car plus humide, mais mange aussi autant de croquettes que s’il n’était nourri qu’avec des aliments secs.

 

Quelle quantité dois-je donner à mon chat ?

La quantité de nourriture nécessaire dépend des besoins individuels de votre chat selon son niveau d’activité physique et l’étape de la vie de l’animal (croissance, gestation …). Les côtes de l’animal devraient être facilement palpables sans toutefois être visibles. On ne devrait pas y voir non plus de graisse excessive.

 

L'herbe est-elle indispensable ?

L’une des premières choses que fait un chat lâché dans la nature après avoir été enfermé, est de manger de l’herbe. En effet, cet animal ne mâchant pas ses aliments, l’herbe l’aide à digérer, et surtout à régurgiter les touffes de poils qu’il a avalées en faisant sa toilette. Qu’un chat vomisse après avoir mangé de l’herbe n’a donc rien d’inquiétant. En revanche, s’il en est privé, il peut mal digérer et perdre l’appétit. Pour les animaux en appartement une barquette d’herbe à chat, à base de graminées, sera donc la bienvenue. Il existe maintenant des aliments qui renferment assez de fibres pour jouer le rôle de l’herbe.

 

A quelle fréquence dois-je nourrir mon chat ?

L’idéal est de laisser des croquettes à libre disposition toute la journée ce qui permettra au chat de manger très souvent de petites quantités qui seront mieux digérées. Ceci correspond d’ailleurs à son rythme naturel d’alimentation : le chat est avant tout un grignoteur. Si le chat est trop glouton, il est possible de remplir plusieurs fois par jour la gamelle avec quelques croquettes, ou plus simplement de disposer de nombreux lieux de ravitaillement (quelques croquettes dans des couvercles de pot de confiture repartis partout dans la maison).

Puis-je donner à mon chat...

 

Du poisson cru ?

On ne devrait pas servir trop de poisson cru puisque certaines variétés (comme l’éperlan, le hareng, le silure et la carpe) contiennent de la thiaminase, une enzyme qui détruit la vitamine B1 (thiamine). Cette enzyme est inactivée par la cuisson.

Des croquettes pour chien ?

NON ! Les chiens et les chats ont des besoins nutritionnels très différents.

Du lait ?

Il n’est pas nécessaire de servir du lait si votre animal de compagnie a un régime bien équilibré, le lait peut provoquer la diarrhée chez certains chats si leur organisme ne libère pas une enzyme nommé lactase qui a pour fonction de décomposer le lactose contenu dans le lait.

Certains aliments sont largement toxiques ou indésirables pour le chat (chocolat, ail, eau de riz...).

Les aliments secs sont-ils mauvais pour les chats ?

 • Les aliments secs présentent l’avantage d’obliger le chat à croquer, comme il le ferait avec une proie. Cela- lui nettoie les dents, évitant la formation de tartre et les problèmes de santé que ce phénomène peut entraîner. Les aliments secs ont surtout le gros avantage de rester consommables toute la journée, ce qui permet au chat de retrouver son rythme naturel d’alimentation, soit 5 à 20 petits repas par jour.

 • La formulation des aliments produits industriellement intègre toutes les règles de prévention concernant la formation de calculs rénaux. Dans ces conditions, il n’y a aucun risque pour un chat de consommer un aliment sec.

Que sont les régimes thérapeutiques ?

Ce sont des régimes ayant pour but de traiter certaines maladies (comme le régime sans sel que respecte l’humain cardiaque). Leur composition est adaptée à chaque maladie, et ils sont parfois indispensables au même titre que les médicaments. Ils ne doivent pas être distribués à votre animal sans prescription vétérinaire.

 

 

Les vers du chat

 

Les parasites des animaux de compagnie sont très nombreux mais leur importance est variable en fonction des régions d'Europe et du  mode de vie de l’animal.


Ces parasites fragilisent l'équilibre de l'organisme des animaux et peuvent parfois entraîner leur mort, en particulier chez le chiot ou pour certains parasites ; ce problème relève également du domaine de la santé publique puisque bon nombre sont transmissibles à l'homme.

Les vers ronds

Les ascaris (toxocarose) sont des vers blanchâtres mesurant jusqu'à 20 cm. 3 chiots sur 4 sont contaminés dès la naissance ; 30% des adultes sont porteurs.

Si l'infestation est importante, le chat est affaibli, a le ventre ballonné et peut présenter des diarrhées et des vomissements dans lesquels sont parfois présents les parasites. Ces parasites peuvent être à l'origine d'obstruction et/ou de perforations intestinales mortelles.

L'enfant se contamine par ingestion des œufs se trouvant sur le pelage du chien ou dans des bacs à sable souillés par des excréments.

Les ankylostomes sont de petits vers ronds, rouges, de 1 à 2 cm, vivant dans l'intestin grêle et se nourrissant de sang et du contenu digestif. La contamination se fait par ingestion d'aliments ou de végétaux souillés par des matières fécales ou par ingestion des hôtes intermédiaires (rongeurs, grenouilles).

 

L'enfant peut être contaminé par les larves qui passent à travers la peau, ce qui est à l'origine d'une dermite ou de manifestations asthmatiformes.

 

L’Aelurostrongylose

Il s'agit d'un parasite spécifique du chat, plus particulièrement retrouvé dans le sud-ouest de la France mais présent sur la totalité du territoire. Il se localise, à l'état adulte, dans les ramifications de l'artère pulmonaire  et se nourrit de sang.

Les vers plats

Le Dipylidium  est le principal ver plat (aussi appelé ténia) du chat, commun également au chien et au renard. Le chat se contamine par l'ingestion de puces ou de poux. Ce ver vit dans l'intestin grêle et se nourrit du contenu digestif. Les segments ou « anneaux » de parasite sont éliminés dans les selles. L'infestation est généralement asymptomatique chez le chien.

L'enfant peut se contaminer en ingérant une puce contenant le parasite. Il convient de respecter une bonne hygiène des mains pour éviter la contamination et d’éviter de faire dormir les animaux dans le lit des enfants.

L’échinocoque est un petit ver plat (5 mm), responsable chez le chien d'une maladie asymptomatique et en revanche chez l'homme d'une maladie mortelle (10 à 15 cas par an).

Le chat se contamine en ingérant le foie d'un animal contaminé (moutons, petits rongeurs). Le parasite serait présent chez 3 à 10% des animaux de compagnie.

L'homme se contamine par ingestion des œufs présents sur le pelage de l'animal, par l'intermédiaire de légumes du jardin souillés ou par des coups de langue de la part du chat.

Étant donné la gravité de la maladie chez l'homme alors qu'elle est asymptomatique chez le chat, il faut considérer tout chat comme potentiellement porteur et le vermifuger régulièrement  avec une molécule adaptée. contrôler l'infestation par le Dipylidium. Une bonne hygiène des mains est également nécessaire.

 

Les protozoaires

La toxoplasmose

La toxoplasmose est une maladie bénigne pour le chat mais ce parasite est dangereux pour la femme enceinte.
Le parasite se multiplie dans le tube digestif où il émet des formes de dissémination (appelés ookystes) qui sont éliminées dans les selles. Il est également présent dans la chair des hôtes intermédiaires comme le mouton, le bœuf, le porc... qui se contaminent en ingérant les ookystes.


L'homme se contamine donc soit en consommant des végétaux souillés par des matières fécales du chat ou par de la viande contenant le parasite sous une forme indétectable (mode de contamination le plus important). Chez l'homme, la première infestation peut créer un syndrome grippal mais passe souvent inaperçue. Il s'immunise pour les infestations futures.


Pour éviter la contamination humaine, on recommande une hygiène des mains et des légumes, une cuisson à cœur des viandes pour les sujets à risque et d'éviter de manipuler les litières des chats.

 

La cryptosporidiose

Il s'agit d'une maladie parasitaire peu spécifique d'espèce, surtout retrouvée en élevage. La contamination à l'homme est rare et est cantonnée à des individus à risque.

 

La giardiose est une maladie parasitaire due à un protozoaire vivant dans l'intestin grêle et se nourrissant de son contenu. Le chien se contamine en ingérant des kystes (forme de résistance du parasite dans le milieu extérieur) présents dans les matières fécales, l'eau ou des aliments souillés par ces matières fécales.

Il s'agit d'une zoonose fréquente qui pose un problème de santé publique important. Il est conseillé de se laver les mains correctement après un contact avec un chien et de ne pas boire l'eau de source ou de rivière. Les aliments susceptibles d'avoir été souillés par des excréments d’animaux doivent être bien lavés.

 

Mesures préventives pour contrôler l'infestation de vos chats

 

Pour éviter les infestations parasitaires nocives pour notre animal et pour notre santé, il faut :

 • Vermifuger les chatons à partir de l’âge de 3 semaines à 1 mois, une fois par mois jusqu'à l'âge de six mois.

 • Vermifuger les adultes 4 fois par an.

 

Les vermifuges nettoient l'organisme au moment de leur administration mais n'ont pas d'effet préventif contre les infestations futures : ce calendrier de vermifugation est donc à adapter en fonction du mode de vie du chat. Les chats vivant en extérieur et ayant de grandes activités de chasse, peuvent avoir besoin de vermifuges plus fréquemment à certaines saisons.


On utilise un vermifuge polyvalent et efficace (une gousse d’ail n’a jamais complètement vermifugé un chat et méfiez-vous des produits vendus en dehors du circuit médical !) : il existe des formes en comprimé, en pâte à faire avaliser ou en pipette à verser sur le cou du chat.

Un chat qui mange de l'herbe ne se vermifuge pas, il se fait simplement vomir.


Le ténia étant transmis par les puces, le traitement complet de l'animal comprend la vermifugation et le traitement des parasites externes.

Votre animal et les puces

 

La contamination de votre chat

 

La puce est un parasite permanent du chat et du chien : à partir du moment où une puce a commencé son repas de sang, elle ne quitte plus sa “nourrice”.

La quantité de sang prélevée est très importante : une puce femelle peut ingurgiter chaque jour jusqu’à 15 fois son propre poids. Cette consommation entraîne une grosse quantité d’excréments dont sont friands les larves de puces.

La survie et le nombre de puces adultes retrouvées sur un animal dépendent de son activité de toilettage : si on ne trouve pas de puces sur un animal, c’est qu’il les mange (c’est par cette seule voie que se contaminent les chiens par le Dipylidium, espèce de ténia du chien ) : un chien ou un chat porteur de puces devrait également faire l’objet d’un traitement antiparasitaire contre le ténia. Chez le chat ou sur un animal allergique aux puces, qui se mordille encore plus du fait des démangeaisons, ce toilettage intense peut éliminer à un moment donné toutes les puces de l’animal (avec une collerette qui empêche le mordillement, la survie et la persistance d’une puce sur son hôte peut durer 2-3 mois) .

La ponte commence 24-48 H après le premier repas, et peut atteindre jusqu’à 50 œufs par jour pendant plusieurs semaines. Les œufs ne collent pas aux poils, et tombent sur le sol, en particulier lors de chaque mouvement de l’animal : on en retrouvera donc plus où l’animal vit et se couche.

Si les œufs sont très résistants, la survie sans repas des larves et des adultes est relativement courte (quelques jours). Les larves mesurent un demi-millimètre ; elles sont jaunâtres puis brunissent en se nourrissant d’excréments de puces adultes, ou à défaut de débris organiques. Elles sont très mobiles, et fuient la lumière en descendant, pour se glisser à la base des poils de moquettes, sous les meubles ou sous des débris végétaux. Après quelques jours, elles se transforment en puce à l’abri d’un cocon très résistant vis à vis des conditions extérieures (survie possible près de 6 mois). Le cocon mûr éclot en une seconde à la moindre stimulation (variation de température, expiration de gaz carbonique, vibration…) causée par exemple par le passage d’un animal : la jeune puce fraîchement éclose cherche rapidement une “nourrice”, “en sautant sur tout ce qui bouge”. Ce sont celles-ci seulement que l’on peut trouver dans l’environnement de l’animal, ou qui accidentellement piquent l’homme avant de trouver un hôte plus à leur goût.

La durée du cycle complet de la puce dépend des conditions de température et d’hygrométrie ; c’est pourquoi on a souvent une infestation massive et brutale lorsqu’on relance le chauffage à l’automne.

On comprend pourquoi tout animal, aussi bien entretenu soit-il, est susceptible d’avoir quelques puces : il suffit qu’il se promène dans un lieu ou un autre animal a laissé tomber des oeufs de puces.

La présence de puces sur votre chien ou votre chat n’est donc pas honteuse.

Si l’on ne veut pas que cette petite infection accidentelle contamine toute la maison, le seul moyen est l’utilisation régulière, toute l‘année, d’un traitement préventif qui va tuer les puces adultes avant qu’elles ne pondent.



 

Parlez-en à votre vétérinaire : il existe de nombreuses possibilités pour traiter votre animal !

( spot-on, colliers, comprimés, shampoings, spray)

 

La contamination de l'environnement

 

Si toutefois la présence de puces sur votre animal est plus ancienne, ou très importante, un traitement des seules puces adultes peut être insuffisant.

Tout traitement qui veut être efficace suppose donc la destruction de ces œufs et des larves qui vont éclore, aux endroits où elles se trouvent (lit, fauteuil, panier, endroit frais et ombragé dans le jardin…).

Le cycle parasitaire de la puce comprend certes une phase sur l’hôte, mais aussi de nombreuses étapes importantes hors de l’animal. Il est donc illusoire de vouloir se débarrasser des puces en ne traitant que les animaux, sans s’occuper efficacement des sites privilégiés occupés par les œufs, les larves et les adultes nouvellement éclos. Pour ce faire, soit on tue ces larves et jeunes adultes (les œufs ne sont détruits que par le lance-flammes…) avec un insecticide rémanent associé à un inhibiteur de la croissance des insectes : il s’agit des aérosols et sprays “environnement” et “foggers“.

Si vous traitez correctement votre animal avec un produit adapté à son mode de vie et à sa peau, et si vous stérilisez son environnement, votre chien ne souffrira plus de cette infestation parasitaire et vous n’en supporterez les désagréments.

Si les résultats obtenus avec l’application d’un protocole reconnu comme efficace ne vous semblent pas satisfaisants, vérifiez les points suivants :

 • Avez-vous traité l’animal correctement ?

 • Avez-vous traité les autres chats et chiens de la maison ?

 • Avez-vous traité la voiture ?

 • Avez-vous traité tout logement (couloirs, escaliers, toutes les pièces et débarras) ?

 • Avez-vous traité tous les recoins où se cachent les larves (plinthes, sous les meubles…) ?

 • Avez-vous traité la niche et le coussin de votre animal ?

 • Votre animal a t-il été en contact avec d’autres animaux infestés ?

 • N’y avait-il pas de courants d’air ou de meubles avec housse lors de l’utilisation du fogger ?

 • Votre animal et les tiques

 

Les tiques sont des acariens métastigmates de grandes tailles (3 à 6 mm en moyenne, hors réplétion, et jusqu'à 30 mm pour certaines espèces tropicales), ce qui en fait les plus grands représentants de l'ordre des acariens. La forme, taille et couleur des tiques varient beaucoup selon l'espèce et son stade de développement mais leur corps est toujours ovalaire et leur tête est prolongée d'un rostre équipé de deux chélicères.

 

Deux groupes majeurs de tiques

 • Les Ixodidae ou tiques dures

Elles sont les mieux connues et étudiées car rassemblant la plupart des tiques adaptées aux animaux domestiques et/ou piquant l'Homme. Elles causent des maladies et l'affaiblissement des animaux qu'elles infestent.

Elles vivent dans des biotopes très variés, soit dans des abris fermés correspondant aux abris de leurs hôtes, soit à ciel ouvert, dans la végétation basse, où elles pondent, muent, et guettent, au sommet des herbes, leur hôte pour prendre leur repas de sang. Contrairement à ce qui a longtemps été colporté, les tiques ne tombent pas des arbres, la proximité avec le sol, pour des raisons de réhydratation, étant essentielle. Les tiques se détachent de leur hôte, gorgées de sang, après un repas qui dure rarement plus d'une semaine pour le stade adulte femelle, moins pour les autres stades.

 • Les Argasidae ou tiques molles

Ce sont les plus grosses. Leur rostre situé sur le ventre est invisible en vue dorsale. Elles vivent généralement près de leur hôte dans les crevasses, terriers, nids ou habitations et viennent se nourrir plusieurs fois sur leur hôte lorsque celui-ci est immobile. Elles peuvent jeûner jusqu'à 5 ans.

En Europe, elles sont surtout présentes dans le pourtour méditerranéen.

Tiques et maladies

Les tiques seraient dans le monde - si on considère la totalité de leurs populations - les vecteurs du plus grand nombre de micro-organismes différents. Ce sont des agents vecteurs de nombreuses pathologies humaines et animales.

Elles véhiculent notamment des maladies émergentes, ré-émergentes humaines et/ou animales ou qui pourraient le devenir : piroplasmose ou babésiose, maladie de Lyme, leishmaniose et l'ehrlichiose entre autres.

Il est donc nécessaire de traiter votre animal

contre les tiques régulièrement

 

Un vaccin, c'est quoi ?

Un vaccin est fabriqué à partir de microbes modifiés (les antigènes). Une fois administré dans l’organisme, les défenses immunitaires du chat vont fabriquer des anticorps qui l’empêcheront de tomber malade s’il est en contact avec ces antigènes : virus ou bactérie.

Mon chat est-il concerné ?

La vaccination est une assurance contre une maladie. On ne sait pas toujours s’il va en souffrir, mais prévenir vaut toujours mieux que guérir (ou essayer de guérir).


Certaines sont très graves pour l’animal et son entourage (la rage) ; coryza et typhus sont très fréquents, très résistants, et le chat peut se contaminer au contact d’autres chats, ou par le virus ramené sous vos semelles.

La leucose, responsable de destructions des défenses immunitaires et de tumeur des globules blancs du sang et des ganglions lymphatiques, se transmet par contacts répétés, léchages, griffures et morsures d’un animal porteur à vie du virus.

Certaines de ces maladies sont toujours mortelles, d’autres nécessitent un traitement d’urgence long et lourd. Parfois quelques semaines d’antibiotiques suffisent.

 

Quelles maladies sont couvertes ?

Le coryza est dû principalement à 2 virus : l’herpès virus félin et le calicivirus. L'herpès virus induit un écoulement au niveau du nez, une conjonctivite et ds ulcères sur la cornée. Le calicivirus est responsable aussi d'écoulements au niveau du nez ainsi que d'ulcères et d'inflammation dans la bouche.

La chlamydophilose est due à une bactérie qui est responsable de conjonctivites importantes .

Le typhus appelé aussi panleucopénie féline est une maladie virale très grave. Le virus responsable provoque diarrhée, vomissements, forte température voire parfois une mort subite sans symptômes. L'agent d e cette maladie est très résistant et peut survivre plusieurs mois dans l'environnement.

 

La leucose féline est une maladie grave due à un virus nommé FeLV que les chats se transmettent principalement par contact direct mais aussi par l'intermédiaire des gamelles et des litières. Les symptômes sont très variés. Elle peut être mortelle.

 

La rage est une maladie virale mortelle transmissible à l'homme. La contamination se fait par la salive à l'occasion de morsure ou de léchage de plaie. Les animaux atteints présentent des troubles nerveux. La rage est toujours mortelle. La vaccination est donc extrêmement importante.

 

Les maladies pour lesquelles il n'existe pas encore de vaccin

Le syndrome d'immunodéficience féline est plus souvent appelé FIV. Les chats sont contaminés principalement par morsure lorsqu'ils se battent entre eux. Après parfois plusieurs années suite à l'infection, le chat peut tomber malade. L'évolution vers la mort est alors la règle.

La péritonite infectieuse féline également appelé PIF est une maladie mortelle se traduisant par des symptômes très variés : fièvre, jaunisse, anémie, troubles nerveux , ventre ballonné. Elle est difficile à diagnostiquer.

Comment faire pour protéger mon chat ?

 

Le protocole de vaccination, toujours réalisé par un vétérinaire, est le même pour tous les chats âgés de plus de 2 mois, c'est à dire ayant un système immunitaire suffisamment mature.

 ⁃ Une primo vaccination constituée de 2 injections espacées de 3 à 5 semaines maximum

 ⁃ Une injection de vaccination de rappel annuelle tout au long de la vie du chat

 

Exception : Le vaccin contre la rage nécessite une seule injection de primo vaccination qui doit être faite à partir de 3 mois.primo vaccination

 

L’injection du vaccin sous la peau est presque indolore. Le chat en est peu dérangé, hormis parfois une petite baisse d’appétit et de tonus pendant 24 h.
La vaccination est pratiquée par un vétérinaire, qui procédera à un examen clinique complet de l’animal.

Cette consultation annuelle est aussi l’occasion de faire un bilan de santé du chat, et de prévoir des mesures de prévention pour garder l’animal en pleine forme jusqu'au rappel suivant.

 

La puberté Chat

 

La puberté qui correspond approximativement à l'adolescence humaine, a lieu vers l'âge de 4-6 mois chez le chat (parfois beaucoup plus tard chez les chats de races.

Pendant cette période pubertaire, le chat achève sa croissance, il n'a pas encore sa taille définitive, et il reste peu musclé.

Toutes ses dents de lait finissent de tomber, et sa dentition adulte est achevée. Si des dents de lait persistent, il conviendra de les extraire afin d'éviter qu'une éventuelle fracture de ces dents fragiles ne s'infecte et que l'infection se propage aux dents définitives.

La chatte aura ses premières chaleurs (faire un lieu vers le texte chaleurs de la chatte) : si elle doit être stérilisée (faire un lien vers la stérilisation), il est conseillé de l'opérer rapidement pour réduire les risques de tumeur mammaire et les gestations.

La croissance du chat touche à sa fin, et les besoins alimentaires se modifient : le jeune chat n'a plus besoin d'autant de calcium et d'énergie qu'un chaton, et une transition progressive vers une ration plus adaptée permet de limiter le surpoids et les douleurs articulaires.

 

Chaleurs de la chatte :

 

On appelle "chaleurs" chez la chatte la période d'activité sexuelle pendant laquelle a lieu l'ovulation et où l'accouplement est possible.

Les chattes entrent généralement en chaleur au printemps et à l'automne et cette période peut durer de quelques jours à quelques semaines. Elle s’arrête aussi dès l’accouplement. Habituellement, les chattes ont leurs premières chaleurs vers l'âge de six mois, cependant certaines peuvent les avoir dès quatre mois.

 

Les chattes sont cyclées toute leur vie, il n'y a pas de ménopause comme chez la femme.

Un changement de comportement apparaît pendant cette période, il est variable selon les chattes. Elle pourra être plus affectueuse que d'ordinaire ; se frottant contre les meubles, les murs, et les gens qu'elle préfère. Elle frottera probablement son arrière-train en particulier et adoptera fréquemment la position de l'accouplement, relevant sa queue et sa croupe.

Quand une chatte est en chaleur, son propriétaire doit faire face à des caractéristiques particulièrement problématiques telles que les « vocalises » et le marquage urinaire.

Les chattes en chaleur miaulent de manière très prononcée, forte et constante car essayent d'attirer un mâle pour s'accoupler avec elles. Elles peuvent également marquer les meubles et les murs d'une urine qui sent très fort pour tenter d'indiquer aux mâles qu'elles sont prêtes à être fécondées.

Si vous possédez une chatte d'intérieur, elle pourrait essayer désespérément de sortir, allant même parfois jusqu'à s'attaquer aux portes et aux fenêtres.


La castration :

 

De plus en plus de chats sont désormais castrés, pourtant certains propriétaires se posent encore la question de l'intérêt de cette chirurgie. Voici quelques indications montrant le bien-fondé de cette intervention.

 

Le comportement du chat non castré.

Chez le chat mâle, la maturité sexuelle intervient vers l'âge de 6-7 mois, et de nouveaux comportements apparaissent, souvent sources de désagréments.

 

Marquage

Le marquage urinaire consiste pour le chat à délimiter son territoire en urinant de façon régulière. L'urine présente une odeur forte et très désagréable. Le comportement est d'autant plus important en période de chaleurs des femelles, ou lorsque plusieurs chats vivent au même endroit et que chacun veut s'affirmer comme maître du territoire. Ce comportement est très gênant, d'autant plus si le territoire se limite à votre appartement !

Le marquage se fait aussi par griffure sur les meubles, les murs, le sol, ce qui peut provoquer pas mal de dégâts.

Même si certains chats castrés peuvent présenter ces comportements, cela est peu fréquent, surtout si le chat est castré dès 6 mois avant sa maturité sexuelle.

 

Bagarre

Pour défendre son territoire ou approcher les femelles, les bagarres ne sont pas rares. Or les morsures et griffures sont souvent à l'origine d'infections qui nécessitent la plupart du temps une visite chez le vétérinaire.

 

Fugue

Pour aller rejoindre les femelles, les chats sont capables de couvrir de longues distances, avec le risque de se faire ramasser, accidenter ou attaquer par d'autres animaux. Ils sont capables de disparaître de nombreux jours, parfois même pendant toute la période de reproduction (plusieurs mois).

 

Maladies

A partir ainsi longtemps, les risques de maladies sont nombreux : infections non décelées à temps, transmission de maladies graves lors des bagarres (FIV=SIDA du chat, leucose...).

 

Les conséquences de la castration :

 

Positives

La castration permet de diminuer de façon significative tous les risques évoqués plus haut. Même si certains chats gardent encore quelques-uns de ces comportements, ceux-ci sont présents à un bien moindre degré et le plus souvent chez des chats castrés assez tard en âge.

La prévention de tous ces risques permettra à votre chat de vivre plus longtemps et surtout en meilleure santé, et souvent d'avoir un comportement plus proche de l'homme.

En aucun cas le chat ne sera malheureux de ne pas pouvoir s'accoupler. Chez l'animal, le besoin d'accouplement est régit par les hormones et non par le mental, une fois castré, les hormones disparaissant, le besoin d'accouplement aussi.

La castration permet aussi de maîtriser la population féline ; de nombreuses portées de chat sont euthanasiées à la naissance car non désirées. Elle permet surtout de diminuer la prolifération des chats errants ; l'augmentation des chats errants et sauvages à cause de multiplication anarchique peut être à l'origine de problèmes sanitaires importants et nécessite malheureusement souvent l'élimination des animaux.

 

Négatives

La castration diminue les besoins énergétiques de l'organisme. Donc, si l'animal conserve le même régime qu'avant la castration, il va prendre du poids. Mais cette prise de poids n'est pas une fatalité, il suffit d'adapter l'alimentation, de nombreuses présentations d'aliments adaptés aux chats castrés sont désormais en vente.

Chez l'animal castré peuvent aussi apparaître des problèmes urinaires comme les calculs. Leur apparition est due à la modification de l'acidité urinaire influencée par la disparition de certaines hormones, à la prise de poids, au manque d'exercice, au défaut d'abreuvement. Là aussi, il est important de modifier l'alimentation afin de conserver à votre animal un système urinaire sain.

 

Age

On conseille de castrer le chat avant la puberté, c'est à dire vers l'âge de 6 mois, avant que ne se développent les comportements évoqués au début.

Bien sûr, la castration peut se faire à tout âge, mais les comportements sexuels peuvent persister même s'ils s'atténuent, et certaines habitudes peuvent ne pas disparaître (marquage, bagarre).

 

La chirurgie

La chirurgie ne présente pas de gros risque, si ce n'est celui de toute anesthésie.

Elle consiste en l'ablation des testicules après incision des bourses. L'animal est hospitalisé une journée seulement et récupère rapidement.

Elle ne nécessite pas de soins post-opératoires, les bourses se cicatrisent rapidement, il n'y a pas de points, ni de pansement.

La castration entraîne une disparition des organes sexuels et de la production des hormones sexuelles sécrétées par les testicules.

Il est donc fortement recommandé de castrer son chat dès que possible ; cette chirurgie ne peut apporter à votre animal que des aspects positifs, les inconvénients de la castration pouvant être facilement contournés en adaptant l'alimentation

 

la neutralisation sexuelle de la chatte

Les chaleurs de la chatte sont souvent bien visibles. La chatte miaule souvent, mais son miaulement plaintif diffère de ses cris habituels. La chatte se traîne souvent sur le ventre, se frotte contre les objets et contre les jambes, lève la queue et veut rester longtemps dehors. Contrairement à la chienne, la chatte n’extériorise pas de pertes vulvaires. Enfin le nombre de matous sous votre fenêtre augmente notablement !

 

Les chaleurs signent la première partie du cycle sexuel, alors que la fécondité est optimale. Si la chatte n’a pas rencontré de mâles, les chaleurs vont cesser après 5 à 10 jours. Elles reprendront 1 à 3 semaines plus tard, et cela pendant 3 à 4 mois, voir toute l’année chez certaines chattes. Si la chatte rencontre un mâle, c’est la saillie qui provoquera l’ovulation presque toujours suivie de fécondation et de gestation.

Dans le cas le plus favorable, la chatte reviendra en chaleurs 2 mois après la mise-bas, alors que les chatons seront sevrés. Dans d’autres cas, plus fréquents, la chatte reviendra en chaleurs 1 à 2 semaines après l’accouchement, et pourra être fécondée, même si elle allaite plusieurs chatons.

 

Afin d’éviter une prolifération de chatons difficiles à placer, candidats à l’euthanasie, la limitation des naissances est préférable. Si elle est bien menée, elle a également l’intérêt de prolonger la vie de la chatte qui ne sera plus épuisée par des gestations répétées, ou qui présentera moins de pathologies des ovaires, de l’utérus ou des mamelles.

A défaut d’imposer une chasteté stricte à votre chatte, qui n’est tolérable que si la chatte n’a pas une activité ovarienne trop intense, on peut choisir une méthode médicale ("la pilule") ou opter pour l’intervention chirurgicale.

 

Méthode médicale

 

La pilule

La “pilule” (hormone anticonceptionnelle) peut s’administrer sous forme de comprimés ou en injection. Dans les deux cas, l’administration de ces hormones est à risque chez la chatte gestante (risque de malformations ou de mort des fœtus, infection de l’utérus). Elle augmente de plus le risque d’apparition de tumeurs mammaires.

Le principal inconvénient de la contraception chez la chatte est la détermination de la date de la première administration, qui doit précéder les chaleurs. Cependant, pour une chatte qui vit strictement en appartement, on peut tolérer une première administration pendant les deux premiers jours des chaleurs, sous réserve que la chatte n’ait pu être en contact avec un mâle.

De plus, on ne doit pas utiliser ces hormones sexuelles avant la puberté. Sinon, les médicaments administrés vont perturber ce processus physiologique complexe, avec possibilité de modification du caractère de la chatte ou de provoquer des atteintes très graves des organes génitaux, en particulier de l’utérus.

 

Si la contraception chimique est possible, on peut utiliser des hormones sous formes de comprimés qu’il faudra administrer très régulièrement à jour fixe, tous les 8 ou 15 jours suivants les présentations. Un retard ne serait-ce que d’une journée peut déclencher de nouvelles chaleurs éventuellement suivies de gestation, ce qui sera grave si cette saillie n’est pas connue, et que l’on poursuit l’administration d’hormones.

Ces médicaments sont également contre-indiqués en cas de diabète ou de tumeur des organes génitaux, déclarés cliniquement ou encore en “incubation”.

Par contre, ces méthodes hormonales ont l’avantage d’être réversibles à l’arrêt du traitement et autorisent de futures gestations désirées.

 

Méthode chirurgicale

 

La castration

Cette opération, également appelée ovariectomie, consiste en l’ablation chirurgicale des ovaires. Elle peut être pratiquée dès l’âge de 6 mois

C’est une intervention très bien supportée par la chatte, sans effets secondaires organiques ni psychiques. Son seul inconvénient, hormis le très faible risque d’anesthésie générale, est son caractère définitif. La chatte n’est hospitalisée que quelques heures et retrouve une vie normale dès le lendemain.

 

La chatte, n’ayant plus de chaleurs, bénéficie de tous les avantages de la neutralisation sexuelle en terme de santé pour elle : moins de plaies par bagarres et donc moins de risques de transmission entre chats de maladies virales ou bactériennes (leucose..), moins de risques d’accident de la route, pas d’infections de l’utérus, moins de risques de tumeurs mammaires (1ère cause de cancer chez la chatte).

La stérilisation, par la suppression des stimulations hormonales répétées, a donc également un effet préventif contre certaines pathologies de l’appareil génital, comme les tumeurs, mammaires ou le pyomètre (suppuration très grave de l’utérus). Elle a peu de conséquence directe sur le poids de la chatte, si on lui procure assez d’activité et surtout si on ne la nourrit pas en excès.

 

L’ovariectomie restant une intervention chirurgicale, la chatte voit ses défenses immunitaires légèrement faiblir dans les quelques jours qui suivent l’opération. Il est donc judicieux de faire vacciner la chatte quelques semaines avant l’intervention si elle n’est pas déjà protégée contre les principales maladies virales, et de limiter ses séjours en collectivité jusqu’au retrait des fils.

Faire stériliser son chat, c’est adopter une attitude responsable et veiller au bien-être de son animal !

 

Le chat adulte

 

Les Tiques

Le chat est lui aussi sensible aux morsures de tiques. Son mode de vie multiplie les risques de rencontre avec des tiques ( mis à part le chat d'appartement).

Il existe trois principales espèces de tiques en France :

  • IXODES RICINUS
  • RHIPICEPHALUS SANGUINEUS
  • DERMANCENTOR RETICULATUS

Elles restent fixées sur le peau de votre chat, pondent pendant plusieurs jours et tombent quand leur repas de sang est terminé.

L' activité des tiques dépend du climat, de la température et de l’humidité. Elles peuvent rester de nombreux mois en "dormance" dans le milieu extérieure si les conditions sont défavorables. Pour protéger votre chat vous devez inspecter régulièrement son pelage, utiliser des traitements antiparasitaires adaptés (colliers, pipettes ...). Des réactions au point de morsure et l’inoculation d'une bactérie peuvent rendre vote chat malade.

 

Les vers

les parasites intestinaux du chat se divisent en deux groupes :

  • les vers ronds
  • les vers plats

Le chat peut s'infester en chassant des proies ou en avalant des puces. Il est important de le protéger en le vermifugeant 4 fois par an avec un traitement  à spectre large. Votre chat peut aussi être l'hôte intermédiaire d'une maladie parasitaire à risques pour la femmes enceintes : la toxoplasmose. des mesures d’hygiène permettent aux femmes non immunisées d'éviter la contamination.

 

L'alimentation

L'alimentation de votre chat est trés importante pour éviter certaines pathologies. Il existe des aliments adaptés à son statut physiologique ( stérilisé ou non) et à son activité ( intérieur ou extérieur ). Il est important de choisir un aliment adapté si votre chat est stérilisé. Les risques de formation de calculs urinaires et d'obésité sont augmentés dans ce cas. Des aliments pour chat stérilisé sont efficaces , nous pouvons vous conseiller pour le choix du meilleur  aliment.

Certains chats ont des besoins diététiques spécifiques en rapport avec leur état de santé. Des aliments  conçus pour eux existent et sont souvent proposés en complément d'un traitement régulier.

Les chats ayant  des préférences gustatives particulières, il est difficile de leur préparer un repas équilibré avec des aliments ménagers.

Il est plutôt conseillé d'utiliser des aliments  industriels ( croquettes) associés à des sachets fraîcheurs en cas d'appétit difficile .

 

Les puces

Les puces sont des parasites externes fréquemment rencontrés sur nos chats. Ils entraînent des troubles cutanés  et véhiculent des maladies (Hémobartonellose, ténia ...). La lutte contre ces parasites doit être régulière durant toute l'année car les larves de puce se cachent dans nos habitats chauffés l'hiver. Les antiparasitaires se présentent sous différentes formes : Sprays, pipettes, colliers et comprimés. Il faut parfois associer un traitement de l'environnement grâce à des aérosols pour éliminer les larves de puce et rompre ainsi le cycle du parasite.

 

 

 

Sénior

 

Votre animal prend de l'âge

Vieillir est un processus qui entraîne une diminution progressive des capacités d’adaptation de l’organisme à son environnement. Lorsque cette diminution est assez importante, des signes de faiblesse apparaissent, qui concernent progressivement tous les organes.

Les conséquences du vieillissement sont cependant très variables d’une race à l’autre, d’un individu à l’autre : taille, poids, génétique, alimentation, environnement et mode de vie influencent le dernier tiers de la vie de l’animal, son âge mûr.

Si l’homme vieillit de manière plus ou moins régulière, l’animal évolue par paliers, et son passage au stade suivant peut être brutal.

C’est pourquoi il convient d’être vigilant, même si par ailleurs votre chien a toujours du tonus ou s’il a toujours un comportement de reproduction (chaleurs, saillies …).

Un contrôle précoce des fonctions qui faiblissent peut permettre de ralentir leur dégradation : souffle cardiaque, surpoids, arthrose, insuffisance rénale, maladie parodontale, diabète, cataracte... peuvent faire l’objet de traitements qui rétablissent une bonne qualité de vie nécessaire à votre animal et à son entourage.

Le vieillissement normal apparaît chez le chat à partir de l'âge de 12 ans et se caractérise par un ralentissement psychomoteur, une augmentation de la durée du sommeil (12 voire 20 heures/jour) et un manque de précision dans la réalisation de certains mouvements.

 

Il peut être utile à partir d'un certain âge de réaliser un bilan sanguin complet annuel de votre animal afin d'évaluer ses fonctions vitales ( notamment hépatique et rénale) et de prévenir des déficiences liées à l'âge. Parlez en avec votre vétérinaire.

 

Arthrose et douleur

 

L'arthrose : Qu'est-ce que c'est ?

L’arthrose est une maladie dégénérative irréversible faisant intervenir une multitude de facteurs biochimiques et biomécaniques, causant des altérations dans les tissus articulaires et conduisant à une diminution de la mobilité et à de la douleur.

Malheureusement, l’arthrose chez les animaux âgés est parfois un motif d’euthanasie.

 

Comment apparaît l'arthrose ?

Il existe deux théories qui expliquent l'apparition de l'arthrose : l'une est liée à des phénomènes mécaniques et l'autre associée aux cellules de l'articulation. Parfois les deux phénomènes interviennent.

Comment savoir si mon chat a de l'arthrose ?  

Les premiers signes d'apparition d'arthrose sont une douleur et une boiterie, typiquement à froid, s'améliorant avec l'exercice. Il s'agit souvent d'une douleur fluctuante en fonction des jours. Le diagnostic de l'arthrose nécessite une radiographie pour mettre en évidence les lésions au niveau de l'articulation.

Comment gérer l'arthrose de mon chat ?

Le premier traitement de l'arthrose est hygiénique : un chat arthrosique doit avoir un état corporel correct et ne surtout pas présenter de surpoids. Le cas échéant, un régime amincissant doit être envisagé. Deuxièmement, un chat arthrosique doit continuer de pratiquer une activité physique régulière pour permettre de maintenir la masse musculaire, pour restaurer la mobilisation des articulations et maintenir l'amplitude des mouvements. Il faut donc stimuler au maximum le chat lors de ses phases d'éveil par des jeux par exemple.

La seconde phase du traitement est médicale : elle vise à lutter contre le cercle vicieux de l'arthrose qui s'aggrave avec l'inflammation. Votre vétérinaire prescrira alors différents traitements visant à améliorer le confort de votre animal, généralement sur du long terme.

Pour certains de ces traitements, on peut vous proposer de réaliser un bilan sanguin avant la mise en place du traitement pour évaluer la fonction hépatique et la fonction rénale de votre chat. Ce traitement vise à soulager la douleur (antalgique), mais également à limiter l’inflammation et l’aggravation des lésions au niveau de l’articulation.

 

Les maladies du vieillissement comportemental

Quatres grandes maladies associées au vieillissement (normal ou pathologique) sont décrites chez le chat:

La dépression d'involution  est une perte d'initiative et une désorganisation de l'ensemble du répertoire comportemental.

Le syndrome confusionnel qui est aussi qualifié de « démence sénile »

La dysthymie unipolaire est une alternance de troubles productifs et de comportements normaux ou déficitaires, souvent en association avec une maladie (tumeur cérébrale, maladie endocrinienne).

Le syndrome  « hypersomnie du chat âgé » qui est le reflet d’une altération sénile des fonctions nerveuses.

 

Que faire ?

L’apparition d’une modification du comportement de votre chat vieillissant doit pousser à la consultation pour diagnostiquer une maladie organique qui serait soignable (arthrose, insuffisance rénale, maladie endocrinienne…) ou faire un bilan et prendre des mesures pour améliorer son bien-être.

Les conditions de vie et l’organisation du territoire sont au centre des considérations : solliciter le chat, stabiliser son territoire…

Les phéromones et les nutraceutiques à visée comportementale sont de réels atouts pour ces chats âgés. La thérapie peut être complétée par des psychotropes après évaluation par votre vétérinaire.

Le vieillissement de votre chat est un fait mais pas une fatalité. Un certain nombre de modifications comportementales sont le reflet d’une maladie sous-jacente qu’il convient de dépister et de soigner. Dans les autres cas les traitements adjuvants apportent de très bons résultats.

 

L’euthanasie : une décision difficile à prendre

L’euthanasie est une possibilité offerte à l’animal et à ses maîtres de mettre fin dignement à la vie de l’animal, sans attendre une mort naturelle. Cette décision est toujours difficile à prendre, même si une longue maladie permet un délai de réflexion plus long et donc une décision plus réfléchie qu’un accident brutal. Une euthanasie n’est jamais obligatoire ; c’est simplement une possibilité qui permet d’éviter au chien/chat une longue agonie.

Sauf cas particulier, l’euthanasie est rarement une urgence. Le vétérinaire prend donc systématiquement le temps de réaliser un examen clinique soigneux de votre animal, voire des examens complémentaires.

Une fois ces examens réalisés, le diagnostic peut être clairement posé. Votre vétérinaire vous énonce le pronostic (chance de guérison ou de stabilisation, qualité de vie attendue, espérance de vie…) et les possibilités de traitement (avantages et inconvénients de chaque traitement, coût…). Si vous le souhaitez, vous avez tout à fait la possibilité de demander un deuxième avis médical.

Prenez le temps de la réflexion. Ce temps peut être très court (5 min) ou très long (plusieurs jours) si l’état de votre animal permet l’attente. N’hésitez pas à poser au vétérinaire toutes les questions que vous le souhaitez : Que se passera-t-il si on ne l’euthanasie pas ? Comment se déroule l’euthanasie ? Est-ce qu’il souffre ? Que faire du corps ensuite ?

Quelles que soient vos motivations de demander l’euthanasie (financières, pratiques, personnelles, familiales…), votre vétérinaire ne vous jugera pas et respectera votre choix.

Mais le vétérinaire peut aussi refuser de pratiquer l’euthanasie s’il juge qu’elle n’est ni nécessaire, ni souhaitable.

 

Et après ?

Il reste quelques formalités à accomplir concernant le devenir du corps (enterrement ou incinération) et quelques démarches administratives (retour des documents d’identification).

L’émotion et le chagrin ne sont pas moindres dans le cas d’une euthanasie préparée et planifiée. Même si cela est difficile, ne vous laissez pas envahir par la culpabilité : vous avez évité à votre compagnon des souffrances inutiles, vous avez pris la décision adaptée à la situation.

Lorsque vous vous sentirez prêt, faites des projets : vous pouvez envisager une nouvelle aventure avec un nouveau compagnon.

 

Le devenir du corps

Quels que soient les circonstances (mort naturelle, mort accidentelle ou euthanasie) et le lieu du décès (au domicile ou au cabinet vétérinaire), et malgré la douleur ressentie lors de la perte d’un animal familier, une question pratique se pose : que faire de sa dépouille ? Plusieurs solutions existent. Chacun choisira, selon sa sensibilité et ses possibilités.

L’inhumation ou mise en terre peut avoir lieu en terrain privé, en respectant certaines règles d’hygiène imposées par le Code Rural : poids du corps inférieur à 40 kg, lieu d’ensevelissement situé à plus de 35 mètres d’une habitation, d’un puits ou d’une source, fosse profonde d’au moins un mètre. De plus, il est obligatoire de recouvrir le cadavre de chaux vive (en vente dans les jardineries). Enfin, toutes les précautions nécessaires pour que le cadavre ne puisse être déterré par des animaux sauvages doivent être prises.

Une inhumation est également possible dans des cimetières pour animaux. Il en existe une douzaine en France, le plus connu étant celui d’Asnières (92) où repose le célèbre Rintintin. Le coût de l’inhumation y est très élevé.

Une inhumation dans un caveau humain est bien sûr totalement impossible.

L’incinération ou crémation des animaux familiers est une possibilité souvent ignorée des propriétaires. Elle consiste à brûler le corps, de façon individuelle ou collective. Les cendres peuvent ensuite être récupérées ou non. Ce choix est actuellement le plus satisfaisant, d’un point de vue pratique, économique et affectif.

La clinique vétérinaire de a Roque travaille avec la compagnie Incineris, une service d'incineration des animaux familiers

lien : www.incineris.fr

 

Le chat malade

 

Signes inquiétants

Lorsque son chat est malade, différents signes sont à surveiller. En effet, il existe des malades bénignes et transitoires, se résolvant parfois d’elle-même ou avec des traitements simples mais d’autres nécessitent un prise en charge précoce, parfois en urgence afin d’augmenter les chances de réussites.

 

Chez le chat, les signes pouvant permettre de suspecter une atteinte profonde sont :

  • Une augmentation importante de la prise d’eau sans causes extérieures (chaleur, alimentation salée…)
  • Un refus de s’hydrater
  • Un refus de s’alimenter durant plusieurs jours
  • Un état comateux
  • Des tremblements durant plus de 10 min sans cause naturelle (par ex, le froid, le stress…)
  • Des pertes d’équilibres
  • Des selles ou des vomissements noirâtres
  • Un amaigrissement rapide
  • Un ventre ballonné

 

Les moyens d’examens :

Au sein de notre clinique, nous avons la possibilité, en plus de l’examen de votre animal, de mettre en œuvre différents moyens afin de poser le diagnostic le plus précis possible et donc le traitement le plus adapté.

 

 Il s’agit de :

  • Différents tests rapides : test FIV (sida du chat), Felv (leucose), giardiose (parasite digestif), lipase féline (pancréatite)
  • Les examens de microscopie (examen sanguin, cutané, auriculaire, urinaire, fécal)
  • L’hématologie (détermination de la composition précise du sang)
  • La biochimie (évaluation du fonctionnement des principaux organes comme les reins, le foie, détection de certaines anomalies sanguines…)
  • La radiographie
  • L’échographie

Des tests extérieurs dans des laboratoires spécifiques vétérinaires (hormonologie, biopsie, recherche de maladies infectieuses…)

 

 

 

Clinique vétérinaire de la Roque - 23 Rue de la Roque - 24 100 CREYSSE

T : 05.53.23.40.10