Clinique vétérinaire de la Roque

24100 Creysse

INFO CHIEN

L'arrivée du chien dans votre foyer

 

Vous choisissez un chiot

Lorsque vous adoptez votre chiot, il a déjà 8 semaines de vie et d'expérience qui lui ont forgé un certain « caractère ».
Pour ces raisons, les étapes du développement sont très importantes pour la vie future du chien. Arrivé à la maison, il doit continuer son apprentissage, ce qui lui permettra de s'adapter en toute harmonie à votre mode de vie.


Ainsi, dès son adoption, vous devez parfaire son éducation pour vous assurer une heureuse vie en sa compagnie.

Pour mieux comprendre ses comportements et savoir quelle attitude adopter, il faut savoir ce qui s'est passé entre la naissance et le jour de l'adoption.


La période néonatale s'étend de la naissance jusqu'à l'ouverture des yeux, vers le 15è jour. La mère est particulièrement attachée à ses petits mais les chiots peuvent être adoptés par n'importe quelle chienne allaitante. Durant cette période, le chiot, aveugle et sourd, passe 90 % de son temps à dormir.


La période de transition dure jusqu'à la 3è semaine et l'acquisition de l'audition. Le chiot commence alors à s'attacher à sa mère, elle devient un repère rassurant, apaisant à partir duquel il va commencer à explorer l'environnement. Parallèlement, le chiot se reconnaît en tant qu'appartenant à l'espèce canine.



> Les chiots orphelins doivent être placés pendant cette période avec des adultes de leur espèce.

La période de socialisation s'étend de la 3è à la 12è semaine environ. Cette période est fondamentale pour l'apprentissage des partenaires de l'espèce et pour la socialisation vis-à-vis des autres espèces (chats, oiseaux, moutons...) et en particulier vis-à-vis de l'humain.
Pendant cette période, le chiot apprend à contrôler ses comportements (« autocontrôles ») : les morsures douloureuses des chiots sont sanctionnées par la mère, par un coup de patte sur la truffe ou en les attrapant par la peau du cou, pour leur apprendre à contrôler leurs gestes.

 

> Il ne faut jamais laisser un chiot mordiller les mains de ses propriétaires.

> Le lieu d’élevage doit être stimulant (sans être stressant), en adéquation avec le milieu de vie future.


Enfin, la période de socialisation assure l'apprentissage de la communication : par le jeu, les chiots de la fratrie apprennent les positions de soumission, de domination, les chevauchements et tout ceci sous le regard attentif de la mère, prête à intervenir en cas de débordement.

 

 La mère n'a pas qu'un rôle nutritif, elle possède un rôle éducatif et régulateur fondamental : il ne faut pas séparer les chiots de la mère avant l'âge de 8 (légal) à 10 semaines, même si la mère ne les nourrit plus.

 

Vous choisissez un adulte...

 

On pense en général adopter un chiot de 2 mois environ, mais il est aussi possible d'opter pour un animal un peu plus âgé.

Le chien plus âgé présente l'avantage d'être en général propre et plus sage. Par contre si l'éducation et la sociabilisation n'ont pas été bien faites, cela est beaucoup plus long à rattraper. Si vous désirez avoir un chien de travail ou destiné au concours, le choix d'un chien plus âgé est plus judicieux car on peut déjà se rendre compte de ses aptitudes.

 

… et pourquoi pas à la SPA

 

Le 1er refuge SPA a été créé à Gennevilliers (92) en 1903. Depuis, de nombreux autres refuges ont vu le jour. Ils accueillent de nombreux animaux, les soignent, les stérilisent et leur trouvent une nouvelle famille.

 

Adopter un chien à la SPA (ou dans un autre refuge) est un acte généreux, mais il doit être réfléchi car il s’agit d’un engagement. Ne vous focalisez pas sur un jeune chien. Les animaux plus âgés présentent de nombreux avantages : ils sont plus calmes et ont reçu un minimum d’éducation (vous vous éviterez en particulier tous les soucis liés à l’apprentissage de la propreté !)

Vous ne saurez pas toujours comment et pourquoi le chien a été abandonné ; il peut avoir vécu des expériences traumatisantes et avoir des réactions totalement imprévisibles dans certaines circonstances. Il est parfois préférable de renoncer à l’adoption en présence de jeunes enfants dans la famille, ou si c’est votre premier chien. Mais, contrairement à une idée répandue, les chiens de la SPA sont rarement abandonnés parce qu’ils sont méchants ou agressifs : la plupart des abandons ont lieu suite au décès ou à la maladie du maître, un déménagement, un divorce…

 

Intégrez-le tout de suite dans votre vie quotidienne : inutile, voire déconseillé, de prendre 15 jours de vacances pour vous occuper de lui si par la suite il sera tout seul toute la journée.

 

Ne cherchez pas à lui faire plaisir à tout prix, ne lui accordez pas une importance excessive : comportez-vous le plus naturellement possible et établissez tout de suite les bonnes règles :

 1. Le chien mange après vous,

 2. Il ne se couche pas sur le canapé,

 3. Vous prenez l’initiative des contacts et des jeux,

 4. Apprenez-lui (ou rappelez-lui !) les ordres simples (« viens », « assis »…)

 

Choisissez le chien le plus adapté à votre mode et à votre milieu de vie

 

L'alimentation du chien

 

A quoi servent les composants de l'aliment ?

 

Eau

L’eau est l’élément le plus important et aucune créature vivante ne saurait s’en passer. De l’eau fraîche devrait être disponible en tout temps pour votre animal.

Protéines

Les protéines sont essentielles à l’organisme car elles fournissent les acides aminés dont le corps a besoin pour maintenir ses fonctions vitales et reconstituer ses tissus.

Le chien est un carnivore. Cependant, dans la nature il est contraint de glaner sa nourriture, et celle-ci est donc forcément variée. Il n’en va pas de même lorsque cet animal mène une vie domestique et son organisme souffrira d’un régime « tout viande ».

Matières grasses

Outre qu’elles représentent une bonne source concentrée d’énergie facilement assimilable par le chien, les matières grasses apportent les vitamines liposolubles tout en constituant une source essentielle d’acides gras non-saturés. Les matières grasses améliorent également le goût et la digestibilité des aliments.

Glucides

Les glucides apportent une partie de l’énergie directement assimilable par le chien. Certains glucides complexes et les fibres non digestibles jouent un rôle capital dans la régulation du transit digestif.

Minéraux

Les minéraux exercent d’importantes fonctions régulatrices dans l’organisme

Vitamines

Les vitamines ont pour but principal de favoriser et de régulariser divers procédés physiologiques dans l’organisme.  vitamine B12).

La ration alimentaire équilibrée pour chien contient souvent également des antioxydants pour une meilleure conservation.

 

Quelle quantité dois-je donner à mon chien ?

La quantité d’aliments nécessaire à votre chien dépend à la fois de la valeur nutritive du régime et des besoins individuels de votre animal : niveau d’activité physique, état de santé et étape dans la vie de l’animal (croissance, gestation…).

La ration est toujours calculée pour le poids de forme de votre animal, et non pour son poids actuel.

 

A quelle fréquence dois-je nourrir mon chien ?

Il est préférable de donner à son chien une ration particulière à heure fixe, le chiot recevra 4 repas par jour jusqu’à l’âge de 4 mois, puis 3 repas par jour jusqu’à 7 mois et enfin 2 repas par jour jusqu’à l’âge de 1 an.

Le chien adulte recevra 1 ou 2 repas par jour, il mangera après ses maîtres, et on retirera la gamelle ¼ d’heure plus tard, même si elle n’est pas vide.

Le chiot sortira pour ses besoins dans les 20 minutes qui suivent le repas, il apprendra plus vite la propreté.


Laissez constamment à votre chien un bol d’eau fraîche et évitez de lui servir des restes de table et de friandises entre les repas.

Dans tous les cas, il est important de laisser le chien tranquille quand il mange. Sa gamelle devrait donc être dans un endroit calme et isolé.

 

Les besoins de mes différents chiens sont-ils identiques ?

Sur les huit millions de chiens que compte la France, deux millions ont tendance à prendre du poids. A l’origine de ce problème, une alimentation trop abondante par rapport à l’activité du chien et surtout mal équilibrée.

En effet si la nourriture proposée doit être appétant pour satisfaire le goût de l’animal, elle doit aussi être parfaitement adaptée à ses besoins. Les rations alimentaires proposées sont fonction du poids, de l’activité et de l’âge.

 La nourriture d'un chiot doit notamment être riche en protéines, sels minéraux et vitamines. A l’inverse, les chien âgés ont des besoins particuliers : moins de protéines (mais de meilleure qualité), moins de sels minéraux, mais plus de fibres et de vitamines.

 

Puis-je donner à mon chien...

 

Des os ?

Les os peuvent causer de nombreux problèmes tels des vomissements, de la diarrhée, de la constipation de même qu’une obstruction ou une perforation intestinale. Il est préférable de les éviter et de les remplacer par d’autres produits à mâcher comme des lamelles imprégnées de dentifrice ou des cordes à jouer. Dans tous les cas seuls sont autorisés les os de veau et de boeuf.

Du lait ?

Il n’est pas nécessaire de servir du lait si votre animal de compagnie a un régime bien équilibré, le lait peut provoquer la diarrhée chez certains chiens.

De la nourriture pour chat ?

NON ! Les chiens et les chats ont des besoins nutritionnels très différents.

Certains aliments pour humains sont largement toxiques ou indésirables pour le chien (chocolat, ail, eau de riz...).

Que sont les régimes thérapeutiques ?

Ce sont des régimes ayant pour but de traiter certaines maladies (comme le régime sans sel que respecte l’humain cardiaque). Leur composition est adaptée à chaque maladie, et ils sont parfois indispensables au même titre que les médicaments. Ils ne doivent pas être distribués à votre animal sans prescription vétérinaire.

 

 

Les vers du chien

 

Les parasites des animaux de compagnie sont très nombreux mais leur importance est variable en fonction des régions d'Europe et du  mode de vie de l’animal.


Plus de 2 chiots sur 3 sont porteurs de vers intestinaux, transmis par leur mère lors de la tétée. Le chien adulte se contamine dans l'environnement, par l'ingestion de proies, par promiscuité avec des animaux parasités, par l'intermédiaire des puces ou des poux : près d’1 chien sur 3 est porteur d’un ou plusieurs types de parasites internes.


Ces parasites fragilisent l'équilibre de l'organisme des animaux et peuvent parfois entraîner leur mort, en particulier chez le chiot ou pour certains parasites ; ce problème relève également du domaine de la santé publique puisque bon nombre sont transmissibles à l'homme.

 

Les principaux vers du chien :

 

Les vers ronds

 

Les ascaris sont des vers blanchâtres mesurant jusqu'à 20 cm. 3 chiots sur 4 sont contaminés dès la naissance ; 30% des adultes sont porteurs.

Si l'infestation est importante, le chien est affaibli, a le ventre ballonné et peut présenter des diarrhées et des vomissements dans lesquels sont parfois présents les parasites. Ces parasites peuvent être à l'origine d'obstruction et/ou de perforations intestinales mortelles.

L'enfant se contamine par ingestion des œufs se trouvant sur le pelage du chien ou dans des bacs à sable souillés par des excréments.

Les ankylostomes sont de petits vers ronds, rouges, de 1 à 2 cm, vivant dans l'intestin grêle et se nourrissant de sang et du contenu digestif. La contamination se fait par ingestion d'aliments ou de végétaux souillés par des matières fécales ou par ingestion des hôtes intermédiaires (rongeurs, grenouilles).

L'enfant peut être contaminé par les larves qui passent à travers la peau, ce qui est à l'origine d'une dermite ou de manifestations asthmatiformes.

 

Les Trichures sont de petits vers fins, de 2 à 4 cm, parasites du gros intestin et qui se nourrissent de sang. Ils sont communs au renard et au chien. Il s'agit du parasite le plus fréquent des chiens. Le chien se contamine par l'ingestion d'aliments ou d'eau souillés par le parasite. L'infection est bénigne. La prévention repose sur l'hygiène de l'environnement (assèchement des zones humides) et la vermifugation au moins bisannuelle.

 

Les vers plats

 

Le Dipylidium  est le principal ver plat (aussi appelé ténia) du chien, commun également au chat et au renard. Le chien se contamine par l'ingestion de puces ou de poux. Ce ver vit dans l'intestin grêle et se nourrit du contenu digestif. Les segments ou « anneaux » de parasite sont éliminés dans les selles. L'infestation est généralement asymptomatique chez le chien.

L'enfant peut se contaminer en ingérant une puce contenant le parasite. Il convient de respecter une bonne hygiène des mains pour éviter la contamination et d’éviter de faire dormir les animaux dans le lit des enfants.

 

L’échinocoque est un petit ver plat (5 mm), responsable chez le chien d'une maladie asymptomatique et en revanche chez l'homme d'une maladie mortelle (10 à 15 cas par an).

Le chien se contamine en ingérant le foie d'un animal contaminé (moutons, petits rongeurs). Le parasite serait présent chez 3 à 10% des animaux de compagnie. L'homme se contamine par ingestion des oeufs présents sur le pelage de l'animal, par l'intermédiaire de légumes du jardin souillés ou par des coups de langue de la part du chien.

Étant donné la gravité de la maladie chez l'homme alors qu'elle est asymptomatique chez le chien, il faut considérer tout chien comme potentiellement porteur et le vermifuger régulièrement  avec une molécule adaptée.

 

Les protozoaires

 

La giardiose est une maladie parasitaire due à un protozoaire vivant dans l'intestin grêle et se nourrissant de son contenu. Le chien se contamine en ingérant des kystes (forme de résistance du parasite dans le milieu extérieur) présents dans les matières fécales, l'eau ou des aliments souillés par ces matières fécales.

Il s'agit d'une zoonose fréquente qui pose un problème de santé publique important. Il est conseillé de se laver les mains correctement après un contact avec un chien et de ne pas boire l'eau de source ou de rivière. Les aliments susceptibles d'avoir été souillés par des excréments d’animaux doivent être bien lavés.

 

La coccidiose est une parasitose digestive liée à un protozoaire dont les symptômes s'expriment essentiellement chez le jeune. Le chiot se contamine en ingérant des kystes (forme de résistance) présents dans le milieu extérieur ou en ingérant des hôtes intermédiaires contenant le parasite (petits rongeurs, moutons, porcs, petits ruminants...).

En prévention il existe la lutte contre les rongeurs, le retrait des excréments et ne pas donner de viande crue aux animaux.

 

Les filaires

 

Les filaires, responsables de la dirofilariose cardiopulmonaire, sont transmises par un moustique. En France, le parasite est présent dans la région Provence-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon, la Corse et l'ensemble des départements pyrénéens.

La prévention de la maladie passe par la lutte du vecteur (mais il n'existe actuellement aucun médicament totalement répulsif du vecteur) et l'administration de vermifuges ciblant le parasite.

 

Mesures préventives pour contrôler l'infestation de vos chiens

 

Pour éviter les infestations parasitaires nocives pour notre animal et pour notre santé, il faut :

 • Vermifuger les chiots à partir de l’âge de 15 jours à 1 mois, une fois par mois jusqu'à l'âge de six mois.

 • Vermifuger les adultes 4 fois par an.

Les vermifuges nettoient l'organisme au moment de leur administration mais n'ont pas d'effet préventif contre les infestations futures : ce calendrier de vermifugation est donc à adapter en fonction du mode de vie du chien.


On utilise un vermifuge polyvalent et efficace (une gousse d’ail n’a jamais complètement vermifuger un chient et méfiez-vous des produits vendus en dehors du circuit médical !) : il existe des formes en comprimé, en pâte à faire avaliser ou en spot on.


Un chien qui mange de l'herbe ne se vermifuge pas, il se fait simplement vomir.


Le ténia étant transmis par les puces, le traitement complet de l'animal comprend la vermifugation et le traitement des parasites externes.

 

Votre animal et les puces.

 

La contamination de votre chien

 

La puce est un parasite permanent du chat et du chien : à partir du moment où une puce a commencé son repas de sang, elle ne quitte plus sa “nourrice”.

La quantité de sang prélevée est très importante : une puce femelle peut ingurgiter chaque jour jusqu’à 15 fois son propre poids. Cette consommation entraîne une grosse quantité d’excréments dont sont friands les larves de puces.

La survie et le nombre de puces adultes retrouvées sur un animal dépendent de son activité de toilettage : si on ne trouve pas de puces sur un animal, c’est qu’il les mange (c’est par cette seule voie que se contaminent les chiens par le Dipylidium, espèce de ténia du chien ) : un chien ou un chat porteur de puces devrait également faire l’objet d’un traitement antiparasitaire contre le ténia. Chez le chat ou sur un animal allergique aux puces, qui se mordille encore plus du fait des démangeaisons, ce toilettage intense peut éliminer à un moment donné toutes les puces de l’animal (avec une collerette qui empêche le mordillement, la survie et la persistance d’une puce sur son hôte peut durer 2-3 mois) .

 

La ponte commence 24-48 H après le premier repas, et peut atteindre jusqu’à 50 œufs par jour pendant plusieurs semaines. Les œufs ne collent pas aux poils, et tombent sur le sol, en particulier lors de chaque mouvement de l’animal : on en retrouvera donc plus où l’animal vit et se couche.

 

Si les œufs sont très résistants, la survie sans repas des larves et des adultes est relativement courte (quelques jours). Les larves mesurent un demi-millimètre ; elles sont jaunâtres puis brunissent en se nourrissant d’excréments de puces adultes, ou à défaut de débris organiques. Elles sont très mobiles, et fuient la lumière en descendant, pour se glisser à la base des poils de moquettes, sous les meubles ou sous des débris végétaux. Après quelques jours, elles se transforment en puce à l’abri d’un cocon très résistant vis à vis des conditions extérieures (survie possible près de 6 mois). Le cocon mûr éclot en une seconde à la moindre stimulation (variation de température, expiration de gaz carbonique, vibration…) causée par exemple par le passage d’un animal : la jeune puce fraîchement éclose cherche rapidement une “nourrice”, “en sautant sur tout ce qui bouge”. Ce sont celles-ci seulement que l’on peut trouver dans l’environnement de l’animal, ou qui accidentellement piquent l’homme avant de trouver un hôte plus à leur goût.

La durée du cycle complet de la puce dépend des conditions de température et d’hygrométrie ; c’est pourquoi on a souvent une infestation massive et brutale lorsqu’on relance le chauffage à l’automne.

On comprend pourquoi tout animal, aussi bien entretenu soit-il, est susceptible d’avoir quelques puces : il suffit qu’il se promène dans un lieu ou un autre animal a laissé tomber des œufs de puces.

 

La présence de puces sur votre chien ou votre chat n’est donc pas honteuse.

 

Si l’on ne veut pas que cette petite infection accidentelle contamine toute la maison, le seul moyen est l’utilisation régulière, toute l‘année, d’un traitement préventif qui va tuer les puces adultes avant qu’elles ne pondent.

 

Parlez-en à votre vétérinaire : il existe de nombreuses possibilités pour traiter votre animal !

( spot-on, colliers, comprimés, shampoings, spray)

 

La contamination de l'environnement.

 

Si toutefois la présence de puces sur votre animal est plus ancienne, ou très importante, un traitement des seules puces adultes peut être insuffisant.

Tout traitement qui veut être efficace suppose donc la destruction de ces œufs et des larves qui vont éclore, aux endroits où elles se trouvent (lit, fauteuil, panier, endroit frais et ombragé dans le jardin…).

 

Le cycle parasitaire de la puce comprend certes une phase sur l’hôte, mais aussi de nombreuses étapes importantes hors de l’animal. Il est donc illusoire de vouloir se débarrasser des puces en ne traitant que les animaux, sans s’occuper efficacement des sites privilégiés occupés par les oeufs, les larves et les adultes nouvellement éclos. Pour ce faire, soit on tue ces larves et jeunes adultes (les oeufs ne sont détruits que par le lance-flammes…) avec un insecticide rémanent associé à un inhibiteur de la croissance des insectes : il s’agit des aérosols et sprays “environnement” et “foggers“.

Si vous traitez correctement votre animal avec un produit adapté à son mode de vie et à sa peau, et si vous stérilisez son environnement, votre chien ne souffrira plus de cette infestation parasitaire et vous n’en supporterez les désagréments.

 

Si les résultats obtenus avec l’application d’un protocole reconnu comme efficace ne vous semblent pas satisfaisants, vérifiez les points suivants :

 • Avez-vous traité l’animal correctement ?

 • Avez-vous traité les autres chats et chiens de la maison ?

 • Avez-vous traité la voiture ?

 • Avez-vous traité tout logement (couloirs, escaliers, toutes les pièces et débarras) ?

 • Avez-vous traité tous les recoins où se cachent les larves (plinthes, sous les meubles…) ?

 • Avez-vous traité la niche et le coussin de votre animal ?

 • Votre animal a t-il été en contact avec d’autres animaux infestés ?

 • N’y avait-il pas de courants d’air ou de meubles avec housse ?

 

Votre animal et les tiques

 

Les tiques sont des acariens métastigmates de grandes tailles (3 à 6 mm en moyenne, hors réplétion, et jusqu'à 30 mm pour certaines espèces tropicales), ce qui en fait les plus grands représentants de l'ordre des acariens. La forme, taille et couleur des tiques varient beaucoup selon l'espèce et son stade de développement mais leur corps est toujours ovalaire et leur tête est prolongée d'un rostre équipé de deux chélicères.

 

2 groupes majeurs de tiques

 

 • Les Ixodidae ou tiques dures

Elles sont les mieux connues et étudiées car rassemblant la plupart des tiques adaptées aux animaux domestiques et/ou piquant l'Homme. Elles causent des maladies et l'affaiblissement des animaux qu'elles infestent.

Elles vivent dans des biotopes très variés, soit dans des abris fermés correspondant aux abris de leurs hôtes, soit à ciel ouvert, dans la végétation basse, où elles pondent, muent, et guettent, au sommet des herbes, leur hôte pour prendre leur repas de sang. Contrairement à ce qui a longtemps été colporté, les tiques ne tombent pas des arbres, la proximité avec le sol, pour des raisons de réhydratation, étant essentielle. Les tiques se détachent de leur hôte, gorgées de sang, après un repas qui dure rarement plus d'une semaine pour le stade adulte femelle, moins pour les autres stades.

 

 • Les Argasidae ou tiques molles

Ce sont les plus grosses. Leur rostre situé sur le ventre est invisible en vue dorsale. Elles vivent généralement près de leur hôte dans les crevasses, terriers, nids ou habitations et viennent se nourrir plusieurs fois sur leur hôte lorsque celui-ci est immobile. Elles peuvent jeûner jusqu'à 5 ans.

En Europe, elles sont surtout présentes dans le pourtour méditerranéen.

 

Tiques et maladies

Les tiques seraient dans le monde - si on considère la totalité de leurs populations - les vecteurs du plus grand nombre de micro-organismes différents. Ce sont des agents vecteurs de nombreuses pathologies humaines et animales.

Elles véhiculent notamment des maladies émergentes, ré-émergentes humaines et/ou animales ou qui pourraient le devenir : piroplasmose ou babésiose, maladie de Lyme, leishmaniose et l'ehrlichiose entre autres.

 

Il est donc nécessaire de traiter votre animal  contre les tiques régulièrement

 

Pourquoi et comment vacciner mon chien ?

 

Un vaccin, c'est quoi?

Un vaccin contient des virus, des bactéries, des parasites ou des toxines modifiés (les antigènes). Lorsqu’ils sont injectés à un animal en bonne santé, ses défenses immunitaires vont fabriquer des anticorps qui l’empêchent d’être malade s’il est en contact (ultérieurement) avec ce virus, cette bactérie, ce parasite ou cette toxine.

 

Quelles maladies sont couvertes ?

La maladie de Carré est une maladie virale qui provoque diarrhée, vomissements, toux, symptômes nerveux et cutanés.

L'hépatite de Rubarth est une maladie virale et se manifeste par  des symptômes divers (fièvre...). C'est une maladie mortelle, en particulier chez les jeunes.

La parvovirose est  une maladie virale très grave. Le virus responsable provoque une très forte diarrhée et souvent des vomissement intenses. Les chiots atteints meurent souvent. L'agent de  cette maladie est très résistant et peut survivre plusieurs mois dans l'environnement.

 

La toux de chenil est due à l'association de plusieurs agents pathogènes, parmi les quels le virus Parainfluenza type II et la bactérie Bordetella Bronchiseptica. C'est surtout une maladie de collectivité : les chiens sont donc particulièrement exposés en élevage, refuge et parfois pension.

 

La leptospirose est une maladie grave causée par des bactéries appelées leptospires. Le diagnostic est difficile car les symptômes peuvent aller d'une simple fièvre à une très grave atteinte du foie et des reins. Elle est transmissible à l'homme.

La rage est une maladie virale mortelle transmissible à l'homme. La contamination se fait par la salive à l'occasion de morsure ou de léchage de plaie. Les animaux atteints présentent des troubles nerveux. La rage est toujours mortelle. La vaccination est donc extrêmement importante.

 

La piroplasmose ou Babésiose est une maladie parasitaire transmise par les tiques . Le pirosplasme de multiplie dans les globules rouge et les détruits. Cela provoque des anémies et fréquemment des troubles rénaux et hépatiques. Si le traitement n'est pas administré rapidement, le chien peut souffrir de séquelles voire mourir.

La maladie de Lyme est due à une bactérie hébergée par certaines tiques. Cette maladie se manifeste principalement par de la fièvre et des boiteries. Le traitement permet de guérir le chien mais celui ci reste porteur.

 

Votre chien peut être vacciné contre toutes ces maladies : parlez – en à votre vétérinaire.

 

Comment faire pour protéger mon chien ?

 

Le protocole de vaccination, toujours réalisé par un vétérinaire, est le même pour tous les chiens âgés de plus de 2 mois, c'est à dire ayant un système immunitaire suffisamment mature.

 ⁃ Une primo vaccination constituée de 2 injections espacées de 3 à 5 semaines maximum

 ⁃ Une injection de vaccination de rappel annuelle tout au long de la vie du chien

 

Exception :

Le vaccin contre la rage nécessite une seule injection de primo vaccination qui doit être faite à partir de 3 mois.

Le vaccin contre la leptospirose peut être réalisé de façon bisannuelle dans les zones à risques.

 

L’injection du vaccin sous la peau est presque indolore. Le chien en est peu dérangé, hormis parfois une petite baisse d’appétit et de tonus pendant 24 h.

La vaccination est pratiquée par un vétérinaire, qui procédera à un examen clinique complet de l’animal.

Cette consultation annuelle est aussi l’occasion de faire un bilan de santé du chien, et de prévoir des mesures de prévention pour garder l’animal en pleine forme jusqu'au rappel suivant.

 

Puberté chez le chien :

 

La puberté qui correspond approximativement à l'adolescence humaine, a lieu vers l'âge de 5-6 mois chez les chiens de petite format, avec une période pubertaire courte. Chez les chiens de race géante, la croissance est plus tardive et la période pubertaire dure de 6-7 mois à 15 mois d'âge.

 

Pendant cette période pubertaire, le chien achève sa croissance, il n'a pas encore sa taille définitive, et ses articulations sont encore fragiles alors que le chien reste peu musclé. Il est important durant cette période de limiter les exercices violent (sauts, pentes raides ou glissantes…) afin d’éviter d’endommager les articulations encore fragiles. Si le chien boite par moment, s'il s'assoit mal, s'il se relève ou se couche en 2 temps, il faut consulter son vétérinaire : la dysplasie du coude ou des hanches est fréquente chez les grandes races, mais peut exister chez tous les animaux. Un dépistage radiologique permet de contrôler cette lésion congénitale invalidante.

Toutes ses dents de lait finissent de tomber, et sa dentition adulte est achevée. Si des dents de lait persistent, il conviendra de les extraire afin d'éviter qu'une éventuelle fracture de ces dents fragiles ne s'infecte et que l'infection se propage aux dents définitives.

La chienne aura ses premières chaleurs (faire un lieu vers le texte chaleurs de la chienne) : si elle doit être stérilisée (faire un lien vers la stérilisation), il est conseillé de l'opérer rapidement pour bien réduire les risques de tumeur mammaire par la suite.

Si les testicules du mâle ne sont pas en place dans les bourses, il conviendra de les enlever ou de surveiller l'apparition d'une tumeur du testicule non descendu.

 

La croissance du chien touche à sa fin, et les besoins alimentaires se modifient : le jeune chien n'a plus besoin d'autant de calcium et d'énergie qu'un chiot, et une transition progressive vers une ration plus adaptée permet de limiter le surpoids et les douleurs articulaires.

 

Pour le chien, la période pubertaire est surtout le passage à l'âge adulte, et donc la sortie du groupe des chiots pour intégrer la meute des adultes. Il quitte alors sa mère (ou sa “mère adoptive” humaine) qui le protégeait et le rassurait quand il était chiot.

Au sein de cette “meute” règne une hiérarchie nécessaire au chien, et plus les humains seront gradés par rapport au chien, mieux se déroulera la vie sociale de la famille et du chien.

 

Au moment de la puberté, le chien doit être complètement maître de lui ; il ne doit pas mordiller ni faire ses besoins à l'intérieur. Il doit être ouvert à toute situation, sans crainte si agressivité, et doit respecter tous ses maîtres et leur obéir, sans pour autant toujours venir chercher des caresses ou un compagnon de jeu.

Comme chez l'homme, la période pubertaire du chien est un moment charnière entre l'insouciance du chiot et l'intégration du chien au groupe des adultes, avec des règles strictes de communication au sein de la meute mixte humains-chiens ; dans le même temps la croissance du chien s'achève, et son système hormonal et immunitaire devient complètement efficace.

 

Si tout n'est pas parfait, il faut vite agir quand le chien accepte encore facilement de nouvelles règles ou tant que ses organes ne sont encore pas abîmés ou modifiés.

 

 

Chaleurs de la chienne :

 

On appelle "chaleurs" chez la chienne la période d'activité sexuelle pendant laquelle a lieu l'ovulation et ou l'accouplement est possible.

Les chaleurs peuvent apparaître toute l'année, il n'y a pas vraiment d'activité sexuelle saisonnière.

Elles apparaissent environ tous les 6 mois, avec une certaine variabilité individuelle et raciale (certaines races les ont tous les 4 mois comme les bergers allemands par exemple, d'autres une seule fois par an). L'important est que le cycle survienne de façon régulière.

Les chiennes sont cyclées toute leur vie, il n'y a pas de ménopause comme chez la femme, mais la fertilité diminue progressivement à partir de 7-8 ans en général.

Un changement de comportement peut apparaître pendant cette période, il est variable selon les chiennes. Elles peuvent être câlines et collantes, ou au contraire d'un tempérament plus agressif. Le comportement peut être différent avec les autres femelles, qui en général ne sont pas bien acceptées, ou avec le mâle que la femelle en chaleur à tendance à rechercher, surtout pendant la phase d'œstrus.

 

Les chaleurs durent environ 3 semaines et se divisent en 2 phases :

  • Une période initiale des chaleurs pendant laquelle la femelle n'accepte pas le mâle. Durant cette période, la vulve est gonflée et les pertes sanguines apparaissent (dure environ 1 semaine).
  • Une période pendant laquelle survient l'ovulation. La chienne accepte le mâle. La vulve est turgescente et les pertes sanguines diminuent jusqu'à disparaître. C’est là que la fécondation peut avoir lieu. (la 2ème ou 3ème semaine)

 

La castration :

La castration est pratiquée habituellement pour 2 principales raisons : comportementale ou médicale.

 

raisons comportementales :

Une chienne en chaleur attire, par l’odeur de ses sécrétions vaginales, les mâles du voisinage (presque 2 km pour certaines chiennes !).

Si le chien reste à la maison, il est souvent bien perturbé, pleure tout le temps, ne mange plus, est plus irritable et agressif, tire plus sur sa laisse, obéit moins.

Le mâle rendu fugueur par cette odeur risque de provoquer ou de subir des accidents de la circulation. Il pourra aussi causer des dégâts importants chez le voisin, pour accéder à la chienne, et les bagarres avec les autres mâles également attirés seront nombreuses.

Si le chien est castré (très) jeune, ces comportements sont totalement éliminés. Chez le chien plus âgé, ils sont plus ou moins réduits (le chien garde son odorat !).

 

Raisons médicales :

La castration a pour effet de supprimer l’action des hormones sexuelles mâles sur le comportement reproducteur mais autant sinon plus sur les organes hormono-dépendants, le plus important étant la prostate :

elle a un effet préventif sur la hernie périnéale, l’hypertrophie de la prostate, très fréquent chez le chien âgé

En cas de tumeur de l’anus, la castration en plus du retrait de la tumeur, prévient les risques de rechute.

En cas de testicules non descendus dans les bourses à la puberté, leur retrait permet d’éviter leur transformation en tumeur.

 

Méthodes de castration :

L’inhibition de l’action de la testostérone peut être obtenue chirurgicalement par l’ablation des testicules (castration chirurgical), mais aussi médicalement par injection d’antihormone qui agit pendant quelques semaines. Cette action courte peut être intéressante pour un chien destiné à la reproduction mais qui va ponctuellement côtoyer des chiennes en chaleurs (vacances, refuge, chasse …).

Un implant hormonal peut aussi être injecté sous la peau du chien. Après une petite période (une quinzaine de jours) de
libido augmentée, le chien est en repos sexuel quasi complet pendant 6 mois (arrêt de production de sperme, réduction
très importante de la libido, diminution marquée du taux de testostérone).

 

Conséquences de la castration :

La castration réduit l’agressivité vis-à-vis des autres chiens et parfois vis-à-vis de mais elle modifie l’équilibre hormonal du chien, qui aura plus de mal à changer de “grade”. Si le chien était dominant, ou si son statut hiérarchique était ambigu, et encore plus s’il souffre de sociopathie, le retour à une vie en société harmonieuse avec les humains sera plus difficile. Il est donc vivement conseillé de ne castrer qu’un chien correctement éduqué et déjà obéissant.

Enfin, la castration tant médicale que chirurgicale favorise la prise de poids. Il est donc capital d’être très strict sur la ration donnée au chien, et de lui procurer assez d’activité physique.

 

La stérilisation de la chienne :

La contraception permet d’éviter les gestations mais suppriment également les conséquences des chaleurs pour le maître (pertes de sang, attirance des mâles du voisinage …) et pour la chienne : moins de fugues donc moins de risques d’accident de la route, moins de contact avec d’autres chiens, donc moins de risques de transmission et de dissémination de virus (rage, maladie de Carré, parvovirose ...)

 

La stérilisation chirurgicale

Les interventions sont pratiquées sous anesthésie générale de courte durée, et la chienne n’est hospitalisée que quelques heures. Sauf incident ou accident périopératoire, la chienne retrouve une activité complètement normale en 2 ou 3 jours.

Il s’agit principalement de l’ovariectomie. La ligature des trompes et l’ovario-hystérectomie étant réservées à quelques cas particuliers.

 

L'ovariectomie (castration)

Il s’agit de l’ablation chirurgicale des ovaires. La chienne n’aura donc ni chaleurs ni chiots. Par contre, la castration entraîne un déséquilibre hormonal pour l’animal qui aura tendance à prendre rapidement du poids en cas d’excès alimentaire. Une ration alimentaire adaptée et équilibrée et un peu d’activité régulière permettent de gérer très facilement ce risque. D’autres effets secondaires beaucoup plus rares consistent en des chutes de poils sur les flancs et une incontinence urinaire, qui peuvent être traitées.

L’ovariectomie peut être pratiquée chez la chienne à partir de 6 mois environ.

L’ovariectomie permet de prévenir en grande partie l’apparition de tumeurs mammaires, de lactations nerveuses, de tumeurs de l’appareil génital (utérus, vagin) et d’infections de l’utérus, pathologies fréquentes et parfois très graves pour la chienne ; ces effets bénéfiques pour la santé de la chienne seront d’autant plus importants que l’intervention aura été pratiquée à un jeune âge. C’est la méthode de choix pour une chienne qui n’est pas destinée à la reproduction.

 

Les contraceptifs :

(totalement réversibles dès l’arrêt du traitement : la chienne pourra de nouveau avoir des chaleurs et des portées).

Ces techniques induisent cependant des risques non négligeables d’infection utérine, de dérèglement hormonal (diabète en particulier) ou de stimulation de tumeurs mammaires.

Elles sont contre-indiquées chez les chiennes diabétiques et les chiennes ayant ou ayant eu des affections des organes génitaux. Il est enfin fortement déconseillé d’utiliser ces médicaments chez les chiennes impubères et chez les chiennes ayant déjà débutées ses chaleurs.

Les comprimés d'hormone anticonceptionnelle (la "pilule")

Ils sont utilisés tous les jours ou tous les 2 jours en commençant 10 à 15 jours avant le retour supposé des chaleurs, et suppriment les manifestations sexuelles pendant la durée de leur administration.

Ce mode d’administration est intéressant pour un report de chaleurs pendant une période brève (chasse, congés, concours…), mais est très contraignant : la chienne devra avaler ses comprimés très régulièrement, la date des chaleurs doit être bien connue, ainsi que la cyclicité de la chienne. Cette technique doit donc rester une mesure d’exception.

Les injections d'hormone anticonceptionnelle.

Par leur effet prolongé, elles remplacent les administrations répétées de comprimés. Mais leurs effets défavorables, en particulier les risques d’affection de l’utérus, sont également aggravés.

 

Ces injections, renouvelées périodiquement, suppriment les manifestations sexuelles de la chienne. Elles doivent être administrées environ 1 mois avant les chaleurs à venir, ce qui impose de connaître parfaitement le cycle sexuel de la chienne.

 

Le chien adulte

 

Les tiques

 

Il existe trois principales espèces de tiques en France :

  • IXODES RICINUS
  • RHIPICEPHALUS SANGUINEUS
  • DERMACENTOR RETICULATUS

 

Ce sont de petits parasites cutanées qui se nourrissent du sang de leur hôte et qui peuvent rester fixés plusieurs jours. Lorsque son repas est terminés le tique tombe.

Entre les repas, le tiques peut rester à l’affût et survivre pendant plusieurs mois. Leur activités est dépendante du climat, des conditions de températures et de l’’humidité de l’air.

 

La prévention des morsures de tiques passe par :

  • l’inspection régulière du pelage de son chien
  • l’entretien du jardin
  • l’utilisation de traitements antiparasitaires  efficaces (sprays, pipettes, colliers, comprimes

 

Les tiques provoquent des réactions locales et peuvent inoculer à votre chien différentes maladies pirplasmose, maladie de Lyme, Ehrlichios, Anaplasmose.

 

Les vers

 

 Les principaux parasites intestinaux du chine se classent en deux groupes :

  • Les vers ronds (Ascaris, Ankylestone, Trichure)
  • Les vers plats (Diphylium, tenia Echinocoques )

 

Ces parasites ne sont pas toujours visibles à l’ œil nu dans les selles mais doivent être recherchés au microscope en cas de suspicion.

 

Les signes permettant de suspecter un parasite sont la perte de poids, un mauvais pelage, des diarrhées chroniques.

 

la prévention consiste à traiter 4 fois par an votre chien avec un antiparasitaire à spectre large.

Le traitement se base sur les résultats de la coproscopie (examen au microscope ) et l’utilisation répété de vermifuge le plus adapte au parasite rencontré.

 

L’alimentation

 

Les besoins nutritifs de votre chien dépendent de sa race, de son activité, de son poids et de son statut physiologique ( stérilisation ou non ). Vous devez lui apporter des protéines, glucides, lipides, minéraux et vitamines de qualité et en quantité suffisante.

De nombreux aliments industriels existent et permettent de répondre à ses besoins. Cependant la qualité et l’origine des nutriments ne sont pas toujours équivalent . Vous pouvez nous demander conseil pour faire ce choix .

 

Si votre chien est atteint de pathologie chronique pour laquelle l’alimentation à un rôle important (insuffisance cardiaque, rénale, hépatique, diabète …) vous devez utiliser un aliment diététique qui permettra d’augmenter l’efficacité de son traitements, donc de son espérance de vie.

 

Pour les maîtres désireux de préparer eux même le repas de leur chien avec des aliments dits ménagers, il existe des recettes adaptées mais elles doivent être préparées avec soin et sont généralement plus coûteuses que l’aliment haut de gamme  du commerce.

 

Pour les chiens qui soufrent de maladies chroniques ils existent des menus diététiques qu’il faut respecter et nécessitent parfois l’utilisation d’ingrédient peu courant.

 

Les puces

 

Les puces sont des parasites externes très fréquents et se multiplient rapidement durant l’été. Chaque puces pond en moyenne une vingtaine de d’ œufs par jour. Par conséquent, la quantité de puces repérées sur le pelage de votre chien ne représente qu’une infime partie de la population.

 

Il est important de traiter votre chien toute l’année car l’hiver les larves présentes dans nos maisons  chauffées permettent à ce parasite de continuer son cycle. Les moyens de prévention sont les pipettes, sprays, colliers, comprimes et les aérosols pour l’ élimination dessalages de l’environnement.

 

 

 

Sénior

 

Votre animal prend de l'âge

Vieillir est un processus qui entraîne une diminution progressive des capacités d’adaptation de l’organisme à son environnement. Lorsque cette diminution est assez importante, des signes de faiblesse apparaissent, qui concernent progressivement tous les organes.

Les conséquences du vieillissement sont cependant très variables d’une race à l’autre, d’un individu à l’autre : taille, poids, génétique, alimentation, environnement et mode de vie influencent le dernier tiers de la vie de l’animal, son âge mûr.

Si l’homme vieillit de manière plus ou moins régulière, l’animal évolue par paliers, et son passage au stade suivant peut être brutal.

C’est pourquoi il convient d’être vigilant, même si par ailleurs votre chien a toujours du tonus ou s’il a toujours un comportement de reproduction (chaleurs, saillies …).

Un contrôle précoce des fonctions qui faiblissent peut permettre de ralentir leur dégradation : souffle cardiaque, surpoids, arthrose, insuffisance rénale, maladie parodontale, diabète, cataracte... peuvent faire l’objet de traitements qui rétablissent une bonne qualité de vie nécessaire à votre animal.

 

Il peut être utile à partir d'un certain âge de réaliser un bilan sanguin complet annuel de votre animal afin d'évaluer ses fonctions vitales ( notamment hépatique et rénale) et de prévenir des déficiences liées à l'âge. Parlez en avec votre vétérinaire.

 

 

Arthrose et douleur

 

L'arthrose : Qu'est-ce que c'est ?

L’arthrose est une maladie dégénérative irréversible faisant intervenir une multitude de facteurs biochimiques et biomécaniques, causant des altérations dans les tissus articulaires et conduisant à une diminution de la mobilité et à de la douleur.

Chez les carnivores domestiques, on estime qu’elle concerne plus de 20 % des chiens âgés de plus d’un an. De plus, l’espérance de vie des carnivores ne cessant d’augmenter, les chiens arthrosiques sont de plus en plus nombreux. Malheureusement, l’arthrose chez les animaux âgés est parfois un motif d’euthanasie.

 

Comment apparaît l'arthrose ?

Il existe deux théories qui expliquent l'apparition de l'arthrose : l'une est liée à des phénomènes mécaniques et l'autre associée aux cellules de l'articulation. Parfois les deux phénomènes interviennent.

 

Comment savoir si mon chien a de l'arthrose ?  

Les premiers signes d'apparition d'arthrose sont une douleur et une boiterie, typiquement à froid, s'améliorant avec l'exercice. Il s'agit souvent d'une douleur fluctuante en fonction des jours. Le diagnostic de l'arthrose nécessite une radiographie pour mettre en évidence les lésions au niveau de l'articulation.

 

Comment gérer l'arthrose de mon chien ?

Le premier traitement de l'arthrose est hygiénique : un chien arthrosique doit avoir un état corporel correct et ne surtout pas présenter de surpoids. Le cas échéant, un régime amincissant doit être envisagé. Deuxièmement, un chien arthrosique doit continuer de pratiquer une activité physique régulière pour permettre de maintenir la masse musculaire, pour restaurer la mobilisation des articulations et maintenir l'amplitude des mouvements. On peut proposer des marches de 15 minutes ou de la natation dans des étangs ou encore la fabrication d'obstacles ou de parcours pour maintenir l'activité de son chien.

La seconde phase du traitement est médicale : elle vise à lutter contre le cercle vicieux de l'arthrose qui s'aggrave avec l'inflammation. Votre vétérinaire prescrira alors différents traitements visant à améliorer le confort de votre animal, généralement sur du long terme.

Pour certains de ces traitements, on peut vous proposer de réaliser un bilan sanguin avant la mise en place du traitement pour évaluer la fonction hépatique et la fonction rénale de votre chien. Ce traitement vise à soulager la douleur (antalgique), mais également à limiter l’inflammation et l’aggravation des lésions au niveau de l’articulation.

 

La cataracte du chien âgé

 

Il est fréquent de remarquer l’apparition brutale ou progressive d’une tache blanche ou d’un voile dans l’ œil des chiens âgés. Dans la plupart des cas, il s’agit de cataracte, un phénomène normal, lié au vieillissement des tissus de l’ œil ou, plus rarement, une conséquence d’un diabète mal contrôlé. L’opacification de l’ œil s’accompagne d’une perte de la vision : le chien se cogne dans les obstacles, surtout quand l’éclairage est faible, et sa démarche est hésitante en terrain inconnu.

 

La cataracte sénile est fréquente chez le chien de plus de 10 ans. Elle est la suite normale de l’évolution du processus de sclérose décrit précédemment. La cataracte sénile progresse sur plusieurs mois ou plusieurs années. Elle est toujours bilatérale, mais l’évolution peut être différée sur les deux yeux. Au stade terminal, l’opacité du cristallin est totale et le chien est aveugle.

 

Un traitement est-il possible ?

Le traitement de la cataracte a beaucoup évolué ces dernières années et il est désormais possible de soigner cette affection.

Le seul traitement efficace de la cataracte est chirurgical ; il consiste à extraire de l’ œil le cristallin abîmé, en partie ou dans sa totalité, afin de rétablir une vision correcte.

 

Le chien souffre-t-il de la cataracte ?

Le chien a de grandes capacités d’adaptation et en général, la perte de la vision est compensée par son ouïe, son odorat, d’autant plus si la cataracte est sénile, donc d’apparition très progressive. Tant que le chien reste dans un environnement familier, il ne souffre pas de sa cécité. En revanche, le propriétaire d’un chien aveugle doit redoubler d’attention lorsque le chien est placé dans un environnement inconnu ou particulièrement sombre.

 

L’euthanasie : une décision difficile à prendre.

L’euthanasie est une possibilité offerte à l’animal et à ses maîtres de mettre fin dignement à la vie de l’animal, sans attendre une mort naturelle. Cette décision est toujours difficile à prendre, même si une longue maladie permet un délai de réflexion plus long et donc une décision plus réfléchie qu’un accident brutal. Une euthanasie n’est jamais obligatoire ; c’est simplement une possibilité qui permet d’éviter au chien/chat une longue agonie.

Sauf cas particulier, l’euthanasie est rarement une urgence. Le vétérinaire prend donc systématiquement le temps de réaliser un examen clinique soigneux de votre animal, voire des examens complémentaires.

Une fois ces examens réalisés, le diagnostic peut être clairement posé. Votre vétérinaire vous énonce le pronostic (chance de guérison ou de stabilisation, qualité de vie attendue, espérance de vie…) et les possibilités de traitement (avantages et inconvénients de chaque traitement, coût…). Si vous le souhaitez, vous avez tout à fait la possibilité de demander un deuxième avis médical.

 

Prenez le temps de la réflexion. Ce temps peut être très court (5 min) ou très long (plusieurs jours) si l’état de votre animal permet l’attente.

 

N’hésitez pas à poser au vétérinaire toutes les questions que vous le souhaitez : Que se passera-t-il si on ne l’euthanasie pas ? Comment se déroule l’euthanasie ? Est-ce qu’il souffre ? Que faire du corps ensuite ?

Quelles que soient vos motivations de demander l’euthanasie (financières, pratiques, personnelles, familiales…), votre vétérinaire ne vous jugera pas et respectera votre choix.

Mais le vétérinaire peut aussi refuser de pratiquer l’euthanasie s’il juge qu’elle n’est ni nécessaire, ni souhaitable.

 

Et après ?

Il reste quelques formalités à accomplir concernant le devenir du corps (enterrement ou incinération) et quelques démarches administratives (retour des documents d’identification).

L’émotion et le chagrin ne sont pas moindres dans le cas d’une euthanasie préparée et planifiée. Même si cela est difficile, ne vous laissez pas envahir par la culpabilité : vous avez évité à votre compagnon des souffrances inutiles, vous avez pris la décision adaptée à la situation.

Lorsque vous vous sentirez prêt, faites des projets : vous pouvez envisager une nouvelle aventure avec un nouveau compagnon.

 

Le devenir du corps

Quels que soient les circonstances (mort naturelle, mort accidentelle ou euthanasie) et le lieu du décès (au domicile ou au cabinet vétérinaire), et malgré la douleur ressentie lors de la perte d’un animal familier, une question pratique se pose : que faire de sa dépouille ?

Plusieurs solutions existent. Chacun choisira, selon sa sensibilité et ses possibilités.

 

L’inhumation ou mise en terre peut avoir lieu en terrain privé, en respectant certaines règles d’hygiène imposées par le Code Rural : poids du corps inférieur à 40 kg, lieu d’ensevelissement situé à plus de 35 mètres d’une habitation, d’un puits ou d’une source, fosse profonde d’au moins un mètre.

De plus, il est obligatoire de recouvrir le cadavre de chaux vive (en vente dans les jardineries). Enfin, toutes les précautions nécessaires pour que le cadavre ne puisse être déterré par des animaux sauvages doivent être prises.

Une inhumation est également possible dans des cimetières pour animaux. Il en existe une douzaine en France, le plus connu étant celui d’Asnières (92) où repose le célèbre Rintintin. Le coût de l’inhumation y est très élevé.

Une inhumation dans un caveau humain est bien sûr totalement impossible.

L’incinération ou crémation des animaux familiers est une possibilité souvent ignorée des propriétaires. Elle consiste à brûler le corps, de façon individuelle ou collective. Les cendres peuvent ensuite être récupérées ou non. Ce choix est actuellement le plus satisfaisant, d’un point de vue pratique, économique et affectif.

La clinique vétérinaire de a Roque travaille avec la compagnie Incineris, une service d'incineration des animaux familiers

lien : www.incineris.fr

 

 

Le chien malade

 

Signes inquiétants

 

Votre chien peut présenter des symptômes variés que nous devons explorer en consultation.

 

  • Troubles du tubes digestifs : vomissement, diarrhée, constipation, présence de sang dans les selles, douleurs abdominales …
  • Troubles respiratoires : Toux, respiration difficile, ronflements …
  • Troubles locomoteurs : boiterie, difficulté à se déplacer, plaintes, posture anormales ..
  • Troubles neurologiques : Tremblements , convulsions, trouble de l’équilibre, paralysie, pertes de conscience.
  • Troubles urinaires : couleur anormale des urines, difficultés à uriner, urines abondantes , n’urine pas …
  • Troubles cutanées : croûtes, plais de grattage, dépilations, otite, odeur anormale …
  • Troubles visuels : Larmoiement, œil rouge, œil douloureux, troubles visuels.

 

D’autres symptômes sont moins spécifiques comme la perte d’appétit, la perte de poids, intolérance à l’effort, la fièvre, les changement de comportement, la soif intense les saignement…

 

Moyens d’examen

 

L’examen clinique permet de poser un diagnostique ou de choisir les meilleurs examens complémentaires :

  • Bilan sanguin biochimique
  • Hématologie
  • Test de dépistage ( pancréatite, maladies transmises par les tiques, virus digestifs …)
  • Lampe de wood pour les mycoses
  • Examen au microscope
  • radiographie, échographie
  • Electrodiagramme
  • Mesure de pression oculaire
  • Mesure de la pression artérielle

 

 

Clinique vétérinaire de la Roque - 23 Rue de la Roque - 24 100 CREYSSE

T : 05.53.23.40.10